Ethologie lupine

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L’importance des territoires

 

Il m’arrive parfois de penser que l’Homme désavoue le monde auquel il appartient, rejette ce qui n’est pas comme lui. Si l’Homme ne change pas de comportement face à la destruction des systèmes vivants, la suite de l’histoire risque d’être très douloureuse.

Prendra-t-il la peine d’accepter réellement qu’il n’est qu’une partie du monde et non le tout ?

Personnellement, je trouve exaltant de regarder vivre les autres espèces, découvrir les raisons de leurs existences.

La connaissance de l’essentiel dans sa globalité mène à coup sûr vers un épanouissement personnel harmonieux, parce que l’on prend conscience de la loi élémentaire de complémentarité qu’est l’unité de la vie, ainsi le mot « respect » peut prendre son sens.

Avoir un territoire est important pour se sentir en sécurité, retrouver les siens, se reposer. Cela s’applique à tous, y compris aux loups, toujours traqués bassement et injustement de nos jours.

L’abolition de la chasse serait une libération, le moyen de retrouver la paix, le rétablissement d’une partie de la Nature et notre santé n’en serait que meilleure.

Protection du territoire

Le territoire d’une meute est défendu contre les autres loups. La délimitation d’un territoire est signifiée aux autres loups par marquage olfactif (urine, fèces, sécrétions phéromonales) et aussi par les hurlements. Ces signaux territoriaux permettent d’avertir les loups étrangers à la meute que l’espace est occupé et donc de limiter les rencontres avec d’autres meutes ou individus isolés.

Lorsqu’un intrus pénètre dans un territoire occupé, les mâles périphériques « gamma », ensuite, « bêta » donnent l’alerte au couple « alpha » par des vocalises. Les Alpha se présentent sur le lieu d’intrusion et décident de laisser entrer ou sortir l’intrus. Ces confrontations peuvent donner lieu à des conflits, les dominants sont alors soutenus par le reste de la meute.

C’est pourquoi, en marquant un territoire et en respectant celui des autres, les loups réduisent les risques de se retrouver au sein d’un conflit qui pourrait diminuer leur chance de se reproduire. Lorsqu’ils ont un territoire, les loups passent moins de temps à se battre contre les autres meutes et de ce fait, ont plus de temps pour élever leurs petits et chasser.

L’occupation d’un territoire donne de nombreux avantages. Elle facilite l’accès à la nourriture et à des endroits sûrs pour élever les louveteaux. Aussi, le fait d’en connaître les moindres recoins permet de fuir plus facilement en cas de danger.

Ma vie restera magnifique tant que je saurai que quelque part, des loups respirent encore. J’admire le fait qu’ils n’attendent rien de nous pour la bonne et simple raison qu’ils portent en eux, l’équilibre parfait.

Notre société doit lâcher prise et laisser sa place à la faune sauvage, c’est la seule condition d’un avenir meilleur.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

L'importance des territoires

L’anthropomorphisme

 

L’anthropomorphisme est une tendance propre à l’homme de considérer l’animal à son image, lui prêter des qualités, des sentiments, des réactions semblables à lui-même.

Il est vrai que la proximité avec un animal domestique conduit souvent l’homme à négliger les frontières interspécifiques et à considérer celui-ci comme son congénère, oubliant sa spécificité en tant qu’animal et en lui donnant un rôle auquel l’espèce n’est pas prédestinée. A la base, chaque espèce animale vit dans un monde perceptif et significatif qui lui est propre. Ce qui est signifiant pour l’un, ne l’est pas forcément dans le monde de l’autre. Les stimuli sont propres à chaque espèce.

L’anthropomorphisme existe depuis longtemps dans de nombreux pays, mais il a atteint aujourd’hui son paroxysme. Quelles peuvent être les conséquences ?
Anthropomorphiser un animal au point d’oublier sa véritable nature, c’est le dégrader, lui manquer de respect. Est-ce normal d’aimer un animal pour ce qu’il n’est pas ? En croyant bien faire, on le traite de manière inadaptée, ce qui revient à dire, soyons franc, à une forme de maltraitance.

Est-ce que l’Homme a voulu créer un substitut pour combler un manque d’affection, une solitude ? Nous avons prouvé que certains animaux domestiques contribuent au bien-être psychologique et physiologique de l’homme avec la TAA (Thérapie Accompagnée par l’animal), la réciproque est-elle vraie ou possible ?

Aimer, c’est respecter la nature de l’autre. Par exemple, si je décide de prendre un chien sous ma responsabilité, j’ai le devoir d’apprendre à connaître sa nature et essayer de le rendre heureux. Pour cela, il faut connaître les règles d’une meute. J’adopterai le comportement d’un chef de meute, afin qu’il puisse s’épanouir totalement, rester lui-même tout en connaissant les limites à ne pas dépasser à la maison, à l’extérieur et ainsi éviter les accidents. C’est à nous de le rendre heureux en respectant son répertoire comportemental. Le chien est génétiquement éloigné de l’homme et il va de soi pour moi qu’il doit avoir des contacts avec ses congénères parce c’est important pour son évolution.

L’anthropomorphisme dans la relation homme/chien peut créer des situations au cours desquelles l’animal n’aura pas d’autres issues que le conflit avec son maître, car il ne perçoit pas les situations de la même manière.

Un exemple : vous avez habitué votre animal à manger avec vous, un jour, vous recevez des invités et ce jour-là vous interdisez à votre animal de manger avec vous. Il ne le comprendra pas, pourrait vous grogner dessus et vous mordre. Serait-ce de sa faute ? Certainement pas, car le chien est inconscient des situations de changement en sa défaveur, cette incohérence gestuelle et sensorielle va venir désorganiser son développement et créer des troubles comportementaux. C’est pour cela qu’il faut instaurer des règles dès le départ. Avec un chien, il faut penser à la structure sociale d’une meute de loups, je suis le chef, je mange le premier, ensuite c’est ton tour, je ne cède pas, jamais ! S’il a compris, il faut le récompenser avec des caresses, il comprendra alors son rôle, fera la différence entre ce qui est bien ou mal et connaîtra ses limites.

Nous avons voulu des loups à notre image, quelle drôle d’idée ! Maintenant qu’ils sont-là, sachons les aimer pour ce qu’ils sont devenus, c’est la moindre des choses.

Le chien descend du loup, il ne peut certainement pas réagir de la même manière que nous face à une situation pour une raison très simple à comprendre, ses cinq sens sont beaucoup plus développés que les nôtres (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher) et peut très rapidement prendre le dessus si nous ne l’éduquons pas à la manière de son ancêtre, afin qu’il se sente en sécurité en sachant où est sa place chez lui, d’où l’importance de connaître une espèce avant de l’adopter pour éviter les accidents causés par l’aveuglement d’un anthropomorphisme exagéré.

Nous devons coopérer ensemble dans le respect de nos différences pour l’équilibre de chacun. Je pense également qu’il faudrait arrêter toutes modifications génétiques.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Les passions qui dévorent

 

Il existe des passions bien singulières, injustes et dévastatrices. Mais que dire du rôle de nos gouvernants aujourd’hui ! Ont-ils perdu l’esprit ? Leur évidente haine pour le monde naturel est devenue leurs passions premières. Ont-ils oublié les valeurs essentielles à commencer par le respect de leur propre espèce ? En vérité, ils ne se respectent plus depuis longtemps, où va-t-on ?

La véritable signification de Ministre est : serviteur.

Personnellement, j’ai plutôt l’impression qu’ils se servent de nous dans tous les sens du terme. Seront-ils encore capables de se remettre en question ? C’est urgent ! Il faut être prudent car leurs passions dévorantes ressemblent à une bombe.

En effet, le respect est fondamental et la connaissance indispensable. Savoir qui nous sommes, connaître nos propres limites, les dépasser à bon escient parfois, c’est déjà un grand pas vers l’évolution de chacun d’entre nous, mais surtout comprendre que l’on ne peut réellement s’élever qu’à partir du moment où l’on a pris conscience que nous ne sommes pas les seules espèces mais UN ENSEMBLE AVEC LEQUEL NOUS DEVONS COOPERER.

S’éloigner de cette vérité est dangereux pour notre avenir. Certaines actions deviennent excessives et inadaptées à la réflexion sur le sujet essentiel, la préservation de la nature sauvage, seule et unique importance.

Il est nécessaire de respecter sa nature pour son propre équilibre et rester cohérant. Il est important également de respecter les autres êtres vivants, y compris le loup, traqué encore pour des questions de territoires car des projets coûteux sont en cours de réalisation dans les Alpes-Maritimes, la région anti loup, sans parler de la maladie de l’orgueil, fabriquant l’imposture dont le lucre est le seul souci.

N’oublions jamais que si les faux jetons ont une valeur passagère, parfois même une valeur élevée, c’est grâce aux gens qui votent pour eux, quelle médiocre majorité ! Ayons le flair de les reconnaître et ne pas tomber dans le piège. Nos gouvernants sont corrompus, ils nous mentent, pleurent la crise pour nous attendrir, parlons-en de la crise, ce sont eux qui l’ont créé avec l’argent qu’ils nous ont volépour maintenir leur niveau de vie. Les hommes ne comprennent plus rien, s’éparpillent, tuent sans savoir ce qu’ils tuent et surtout sans connaître l’impact que cela produit. Nous sommes les naufragés innocents d’un gouvernement incompétent.

Notre seule richesse c’est la nature, c’est grâce à elle que nous vivons. Ne nous laissons pas faire, l’argent est un piège. Les terroristes qui nous gouvernent sont des gloutons. Seule la population subissant peut encore réagir. Je ne crois pas en la politique parce que la politique ne croit pas en nous et elle nous l’a prouvé, elle n’aime que l’argent.

Quoi qu’il se passe, je ne serais jamais du côté des tueurs et contrairement à ce que dit le gouvernement, c’est l’Homme qui a terrorisé le loup et non l’inverse. Les loups ont une peur exacerbée de l’Homme, c’est tellement fort que souvent ils en meurent à force d’efforts considérables à vouloir s’échapper pour survivre et rester en liberté, c’est inadmissible !

La préservation de la nature sauvage est notre seule issue de secours et comme le dit si bien le Capitaine Paul Watson, « Il faudrait des décisions politiques pour limiter la natalité, (7 milliards d’Humains sur terre), mais comme cela n’arrivera pas. Encore une fois, c’est la nature qui réglera le problème ».

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Où est passée la logique ?

 

Je me demande à qui profitent les précieuses recherches de nos chers Darwin ou Lorenz ? Certainement pas aux gens qui nous gouvernent, ni à leurs complices électeurs.

Encore une fois, le bouc émissaire favori des Français, entre autres, est accusé d’avoir provoqué des dégâts dans les Alpes Maritimes, toujours cette même région qui n’a pas changé ses habitudes depuis le retour du loup dans les années 1990. Pourtant, ils ont eu le temps de prendre des mesures de sécurité, depuis le temps que le loup les ennuie mortellement. A ce jour, rien n’est fait pour que ça change. Pourquoi ?
Problème d’argent peut-être ?

On pourrait essayer d’envisager la suppression de cette prime, afin de vérifier si les mesures de sécurité seront prises une bonne fois pour toutes par les éleveurs, ils connaissent les méthodes de protection d’un troupeau, c’est quand même leur métier, non ?

Quelques exemples de mesures de sécurité prises en charge par l’état :
– Parcs électriques de protection qui reste un moyen très simple et rapide permettant de maintenir groupé un troupeau pendant la nuit. Une unité compacte est moins vulnérable aux attaques et à la dispersion.
– Chiens de protection : Patou, Dogue du Tibet, Berger d’Anatolie, Kuvasz, etc. Races de chiens à caractères dominants, en général, très dissuasifs en cas d’approche d’un prédateur.
– Aides bergers : La présence humaine à proximité d’un troupeau est reconnue comme un facteur limitant les interactions loups/ovins. L’aide berger est surtout présent pendant les périodes à risques (nuit et mauvais temps), le rassemblement des troupeaux, le montage et démontage des parcs de nuit et tout cela est subventionné par le programme LIFE.
– Des méthodes d’effarouchement ou fladeries, consistant en l’émission de signaux sonores ou visuels (utilisation de flash visuel ou déclenchement d’une sirène à l’approche d’un prédateur du parc de regroupement nocturne). Cependant, Je précise que les fladeries ne sont pas efficaces sur le long terme.

Tout est question de motivation, de passion et de respect. Il faut apprendre à faire de la prévention, anticiper les dégâts. Les moyens de protection sont encore trop peu ou mal utilisés aujourd’hui.
Accepter les moyens de protection, c’est accepter le retour du loup qui a une place légitime en France.

Concernant l’article en date du 14 avril 2015, dans le journal Nice-Matin, des conclusions hâtives ont été évoquées.
« Il est temps de constater l’incompatibilité entre la présence de ce grand prédateur, le loup et l’activité humaine sur notre territoire», a écrit le maire de Nice dans un communiqué.
«Bien que le Préfet autorise l’organisation de battues sur certaines parties du territoire, force est de constater que cette régulation n’est toujours pas suffisante. Je demande donc à nouveau au Préfet de prendre des mesures nécessaires afin de permettre aux chasseurs et aux bergers plus de latitude dans le tir du loup, notamment à l’affut et à l’approche, sur toutes les communes du département concernées par les attaques, afin de réguler de manière efficace cette population. Sans prise de mesure efficaces, nos bergers vont disparaître.»

Je réponds à Monsieur le Maire de Nice, que des mesures d’éducation et d’instruction concernant des actions de gestion des territoires respectant les contraintes biologiques des loups, et le développement d’activités économiques et éducatives autour du loup seraient nécessaires, afin de connaître un peu mieux ce prédateur. Cela serait également une mesure alternative qui pourrait assurer une cohabitation sereine entre les hommes et les loups par la connaissance de cette espèce. Ainsi, nos bergers ne disparaitront pas et nos loups non plus.

Je tiens quand même à rappeler que l’on ne tire pas sur un loup alpha, cela déséquilibre une meute.

Je termine en rappelant également, qu’il s’agit la plupart du temps d’attaques de chiens errants. Ce qui est encore le cas cette année. Il faudrait instaurer des lois obligatoires pour l’éducation à la vie et le fonctionnement des espèces, sauvages et domestiques, plutôt que des lois qui détruisent un peu plus chaque jour, la nature et ses habitants.

Essayons de nous élever un peu !

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

La chasse et ses conséquences

 

La Nature est précieuse, notre devoir est de la comprendre, ne pas la bousculer pour ne pas perdre nos repères et nos besoins vitaux. On puise dans la nature tout ce dont on a besoin pour vivre, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle existe. Malheureusement, l’Homme a tellement d’imagination qu’il s’évertue à penser qu’il n’a besoin de rien d’autre que lui-même, il a donc inventé, les religions, les jeux, l’illusion, les armes donc le crime. Quel cruel brouillard !

Parlons de la chasse (son ouverture se déroule de septembre à février), ses conséquences stressantes et néfastes sur : l’environnement, les animaux sauvages et les humains. Quel désappointement ! En 2015, être encore confronté à ces pratiques surannées, perpétrant des meurtres chaque année, en plus de polluer la planète.

La chasse a pour séquelle de déstabiliser les équilibres naturels. Le simple fait de déverser du plomb dans l’environnement, empoisonne et tue les végétaux dont certains animaux se nourrissent, tombent malades et meurent à leur tour. Environ 9000 tonnes de plomb par an disséminées dans la nature. Ce qui a déclenché au fil des siècles, des maladies graves chez les humains, comme les cancers gastriques et broncho-pulmonaires, problème de saturnisme, pouvant aller jusqu’à créer des encéphalopathies (ensemble de troubles du cerveau). Il y aurait encore tant à dire sur les effets du plomb.

Les loups des régions nordiques, entre autres, subissent continuellement la chasse, notamment pour leur fourrure et aussi parce qu’ils chassent les mêmes proies que l’Homme. Ces pressions menées par cette traque pour mise à mort, peuvent modifier le comportement des loups, en provoquant un stress soutenu, mesuré par le niveau d’une hormone appelée, le cortisol. Sachant que le stress génère de la peur et des incertitudes qui influent sur le comportement et la physiologie de l’animal, il devient anxieux, ses fonctions digestives sont perturbées. Il développe des comportements très agités et souvent répétitifs, par exemple : marquer frénétiquement un territoire. Il devient agressif car « agressé » et sa reproduction en est affectée. Lorsque la stabilité d’un milieu est perturbée, il y a vulnérabilité, cela peut déstabiliser une meute, bouleverser leur structure sociale, surtout quand le dominant de la meute est abattu, dans ce cas précis, les loups s’éparpillent, perdent leurs repères (dispersion, agitation et désordre) puis se rabattent sur des proies domestiques bien souvent plus faciles à attraper. Tout cela pourrait mener à l’extinction de l’espèce Canis lupus dans les années à venir.

La Vie est un symbole qui n’a pas de prix, un trésor inestimable, si une espèce existe, elle a forcément un rôle à jouer pour équilibrer un écosystème. Il serait temps pour nos gouverneurs de s’attarder sérieusement sur le sujet de la chasse en prenant des mesures nécessaires et sérieuses afin d’abolir cette sauterie qui n’amuse plus personne, plutôt que d’égrener les tromperies du monde de l’argent comme les perles d’un chapelet. C’est une priorité urgente pour notre futur. Le paradis, c’est la Nature et sa biodiversité, notre seule porte de secours !

Je souhaite sincèrement que le loup garde cette méfiance légendaire à notre égard. L’Homme est égoïste, le loup a une vision plus juste. Il sait chasser intelligemment en ne prélevant que ce dont il a besoin pour vivre et ainsi protéger les vertus de la terre dont il connaît tous les atomes.

Pour terminer, il est incontestablement supérieur à l’Homme dans cette force qu’est l’Amour. Il est le symbole du courage, de la dignité et de la liberté. Nous avons encore beaucoup à apprendre de lui.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Etudes des fonctions cérébrales

 

Cet article n’est qu’un dessin simplifié du système nerveux très complexe accompagné d’un peu de biologie. La science du vivant est un vaste domaine.

En bref ! Les plantes se maintiennent en vie sans se mouvoir, elles puisent leur nourriture dans le sol, à l’endroit où elles se trouvent. Grâce à l’énergie du soleil, elles transforment cette matière inanimée qui est dans le sol en leur propre matière vivante.

Les animaux, eux, vivent en consommant cette énergie solaire déjà transformée par les plantes, ce qui implique de se déplacer. Ils sont contraints d’agir dans un espace et se déplacer dans cet espace, pour cela, il faut un système nerveux. Ce système nerveux va permettre d’agir « sur » et « dans » l’environnement. Toujours pour la même raison, assurer la SURVIE.

Si cette action est efficace, il va en découler une sensation de bien-être, une pulsion qui aide les êtres vivants à maintenir leur équilibre biologique, leur structure vivante à subsister et cette pulsion va s’exprimer dans quatre types principaux de comportement de base :

– comportement de consommation (assouvir un besoin fondamental, boire, manger, copuler)
– comportement de fuite (pour éviter une punition ou prendre du recul pour donner un sens
plus approprié à ses propres besoins)
– comportement de lutte (destruction du sujet de l’agression)
– comportement d’inhibition (tendu, angoissé, bloqué, donc impossibilité de dominer une situation)

Un cerveau ne sert pas qu’à penser, il sert surtout à AGIR. L’évolution des espèces est conservatrice et dans le cerveau des animaux, on trouve des formes très primitives. Il y a un premier cerveau que l’on nomme « reptilien », qui déclenche des comportements de survie immédiate, sans quoi l’animal ne pourrait survivre. Lorsqu’on arrive aux mammifères, un second cerveau s’ajoute, celui de la « mémoire », sans mémoire on ne peut pas se rappeler ce qui est agréable ou non pour RÉAGIR. Puis, un 3ème cerveau, le « cortex cérébral », qui chez l’homme s’est développé considérablement. On l’appelle aussi le cortex associatif, c’est-à-dire que l’homme peut créer et accomplir un processus imaginaire.

Les deux premiers cerveaux « reptilien » et « mémoire » sont instinctuels, donc inconscients mais extrêmement important pour comprendre notre véritable personnalité. Le troisième « cortex cérébral » fournit un langage explicatif donc conscient qui donne souvent une excuse, un alibi au fonctionnement inconscient des deux premiers.
Les excuses et les alibis ne sont pas toujours exprimés avec justesse par le langage de l’homme, d’où l’importance de bien connaître le fonctionnement d’un système nerveux pour apprendre petit à petit à écouter la vérité des messages inconscients fournis par l’instinct et la mémoire unique de chacun.

Comment réagit un loup ?

Le loup est un animal habile et exercé afin de s’adapter à une grande variété de conditions, ce qui prouve que nous avons affaire à un animal évolué. Chacune de ses actions est un fragment à son essence. Ce n’est qu’en étudiant le loup dans chacune de ses parties, que l’on peut parvenir à une connaissance claire de tout son être, ses attributs généraux. Force, volonté, affection, sensibilité, réaction, etc.

Le système nerveux du loup réagit fortement aux sollicitations extérieures de son environnement, ce qui entraîne des réflexes de survie. Le loup est préparé à affronter ou fuir et va réagir avant même qu’il ait réalisé ce qui se passe, car il est à l’écoute de ses instincts suprasensibles.

Qu’est ce que le système nerveux sympathique ?

Le système nerveux sympathique est celui qui agit, qui accélère les réactions du corps. En cas de danger, les hormones du stress déferlent dans son système nerveux, son cœur bat quasi-instantanément plus vite, atteignant jusqu’à 200 pulsations minutes en effort intense et envoi du sang et de l’oxygène dans ses muscles. Le loup a peu de glandes sudoripares, elles sont présentes dans les coussinets plantaires et dans la peau de la région inter digitée. Pour réguler sa température interne, il halète, ce qui provoque une évaporation de la salive dans la gueule, rafraîchissant sa bouche et le sang qui y circule.

Qu’est ce que le système nerveux parasympathique ?

Le système nerveux parasympathique est celui qui relâche, qui freine les réactions du corps pour parvenir à l’homéostasie. Autrement dit, à une forme d’équilibre du corps. Ce faisant, il régule son organisme et retrouve l’apaisement, il se régénère et retrouve son état initial et toutes ses forces. Son cœur retrouve ses battements au rythme de 90 pulsations minute au repos.

Le système nerveux central est composé de l’encéphale (ensemble des centres nerveux contenus dans la boîte crânienne associé à la moelle épinière). Le fonctionnement de cet ensemble repose principalement sur les neurones, des cellules spécialisées capables de communiquer entre elles. Il représente les centres d’interprétation et de commandes, exemple : la réception, la transmission, l’analyse des informations, la régulation etc.

Le système nerveux périphérique constitué des nerfs a pour fonction principale de faire circuler l’information dans les organes et le système nerveux central. Le système nerveux périphérique n’est pas protégé par les os du crâne, de la colonne et n’est pas recouvert par la barrière encéphalique qui assure l’isolation du système nerveux central. De ce fait, ce manque de défense laisse le système nerveux périphérique beaucoup plus exposé aux lésions mécaniques et aux toxines.

C’est difficile de faire court sur ce genre de sujet, la science du vivant est étendue mais nécessaire pour le respect des différentes espèces essentielles à notre survie. La dominance humaine « politique bien souvent » est basée sur le pouvoir de l’argent, au détriment de la vie humaine, animale et végétale. N’est-ce pas douloureux et mesquin ce genre de dominance ?

En revanche, La dominance dans une meute de loups est basée uniquement sur le respect de la vie et renforcer celle des autres.

Cela étant dit, je garde espoir en l’homme et m’efforce de croire qu’il est encore capable du meilleur par la connaissance et l’action pour le maintien de notre seule richesse, le souffle de chaque espèce.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

L’observation « est » l’éthologie

 

Art et science – Introduction pour faire connaissance

Beaucoup de gens me posent cette question, vous êtes une artiste et vous étudiez l’éthologie, quel rapport ? Je ne m’étais jamais vraiment interrogée sur le rapport entre l’art et l’éthologie, se sont deux passions intrinsèques qui font parties de ma vie naturellement, depuis de nombreuses années. Pour moi, l’un ne va pas sans l’autre. Je dirai même, en ce qui me concerne, l’un va très bien avec l’autre. C’est un apprentissage permanent car mouvant, aussi bien dans l’art que je pratique et la science que j’étudie.

La plus belle œuvre au monde, n’est-elle pas notre Terre ? Ses mouvements multiples des plus gracieux, parfois violents, mais toujours éducateurs, de part les trésors qu’elle partage, les sons divers du vent et des rivières, etc. Tout est fait pour que chacun y trouve son content. Personnellement, la nature m’a toujours beaucoup inspiré pour la composition d’une musique ou l’écriture d’un texte. J’observe et je crée. J’observe depuis l’enfance, je m’interroge, j’apprends et j’aime cela.

L’observation « est » l’éthologie

Sans observation, il n’y a pas d’interrogation, il n’y a pas d’apprentissage. Simplement pour vous dire ma tristesse de constater que la pensée individuelle pour les ¾ du monde est : « la Terre va mal mais je ne suis pas responsable ». Comme c’est triste, tant que le monde pensera ainsi, nous ne pourrons pas avancer et surtout stabiliser les dégâts causés par des expériences chimiques et nucléaires qui ont empoisonné très fortement notre planète. Quant à la chasse pratiquée sans instruction qui chamboule nos biotopes alors que la nature se régule seule depuis des millions d’années. L’humain n’a pas besoin d’abondance, pourquoi faire ? Ne prenons que le stricte nécessaire pour vivre, c’est affligeant de ne pas comprendre cela !

Il faut plutôt penser « la Terre va mal, je suis responsable » donc, j’agis. Ce que nous faisons tous « ICI ».

Cela s’impose de manière urgente, je n’invente rien, c’est une évidence. Quelle en est la genèse ? L’humain. Comment y remédier ? En pensant « La Terre va mal, je suis responsable » donc, j’agis, encore et encore.

Cette lucidité ne me permets pas d’être complètement sereine, de part nos histoires passées, ainsi que celles de notre présent, quant au futur ? Et compte tenu notamment des décisions prises par le gouvernement concernant le plus vieux bouc émissaire de la planète Terre, ayant pour nom « loup », puisque nous parlons de loup « ici », m’alarme sur son avenir et le notre.

Le loup, qui, depuis la nuit des temps, ne fait que survivre et s’adapter à des situations de plus en plus difficiles et violentes à son égard de la part des hommes, ne serait-ce que par la diminution de ses espaces territoriaux composant notamment sa nourriture. Tout ça, pour laisser place à l’urbanisation, cela va de soi pour certains, pas pour moi ! L’homme s’empare de tout et plus il s’empare, plus il meurt. Le sait-il ? Est-il suicidaire ?

Cette belle boule bleue portée par le soleil grisonne, fatigue, et porte les stigmates d’une profonde blessure causée par trop d’erreurs calculées ou non. La soif du pouvoir n’en fini pas de détruire, alors qu’il suffirait juste de renoncer à cette obsession de dépasser tout autre vie et d’accepter le partage pour les besoins de chaque espèce.

Sommes-nous devenus des pantins ? Des formes sinistrées dans un brouillard médiatisé, trompeur, spécialisé dans l’hypnose des sens rationnels et existentiels d’une nature indispensable à notre survie. Espoir que non !

Le loup, la bête monstrueuse à exécuter coûte que coûte, et ce, malgré les preuves qu’il donne de son essentialisme pour notre biodiversité vitale. Il est opportun d’en finir avec cet acharnement à vouloir éradiquer une espèce capable de réguler intelligemment puis de renforcer la santé des autres espèces en faisant les bons choix, au bon moment. En sommes-nous capables ?

Je prends la responsabilité de dire que notre Ministre de l’Écologie est incompétente et surtout dangereuse pour notre futur, elle n’a aucune notion de biologie et je ne parle pas d’éthologie, science qui n’est pas tellement reconnue en France, et pour cause !

Sommes-nous trop observateurs ?

Lu dans un article il n’y a pas longtemps, « notre Ministre donne des autorisations pour organiser des battues d’espèces protégées dans des espaces protégés », c’est vous dire ! Tout cela prouve qu’elle ne porte aucun intérêt à la nature sauvage.

Ce gouvernement me fait honte, et oui ! J’ai honte de mon propre pays à cause de nos dirigeants irresponsables et menteurs, qui abusent de leur pouvoir et couvrent la criminalité de beaucoup trop de chasseurs et de plus, avalisent ce lobby de traque pour mise à mort. La chasse doit être abolie pour la restauration des équilibres naturels.

Pour finir, en Italie tout se passe très bien avec le pastoralisme et ses 1900 loups.

Où est le problème en France avec ses 150 loups ?

Pouvoir, vous avez dit pouvoir ? c’est pour mieux vous tuer mes enfants !

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

L’art de réguler

 

Les débats houleux et stériles sur le plan politique sont inquiétants pour le monde sauvage, car si on observe à l’échelle mondiale, la situation animale terre et mer est vraiment préoccupante.

La survie de l’espèce animale dépend de notre prise de conscience et du « RESPECT DE LA VIE ».

Si on se met un instant à la place d’un animal traqué, le sentiment humain qui habite en chacun de nous devrait systématiquement prendre le dessus, c’est ce que l’on appelle « LA COMPASSION ».

Cependant, cette compassion élémentaire est érodée grièvement par une bête redoutable qui se nomme « argent ». Elle a été fabriquée par l’homme et son pouvoir est dévastateur. Divisé en part illégale pour détruire et régner, puis faire diversion sur l’essentiel qui, petit à petit, devient invisible dans les esprits.

L’ART DE REGULER AVEC RESPECT

En France, on a estimé que les loups prélèvent environ 2% de la population d’ongulés sauvages. Il est donc peu probable qu’ils représentent une menace pour la survie de leurs proies.

Au contraire, en tant que prédateurs sélectifs, ils semblent jouer un rôle essentiel d’épurateur et de régulateur des équilibres naturels car ils s’attaquent aux individus affaiblis ou débilités. En tuant ces individus inférieurs, les loups améliorent progressivement la santé des populations de leurs proies, notamment en assurant que les individus reproducteurs sont sains. Après plusieurs générations, cette sélection conduit les proies à renforcer leurs aptitudes à survivre dans leur environnement.

Par ailleurs, les loups jouent le rôle de gestionnaire des milieux en contrôlant le nombre de proies d’ongulés, dont la surpopulation serait susceptible de modifier le paysage par surconsommation de certaines espèces végétales, mais également en influençant leurs comportements alimentaires et leur occupation de l’espace.

En somme, les loups représentent donc un exemple tangible de l’application des connaissances des comportements à une gestion raisonnée des populations animales et autres, de manière innée.

Conclusion, ils sont donc, nos alliés pour l’ensemble d’une respiration et surtout le regard qui précise à tout un chacun, le devoir de respecter l’unité de la vie à laquelle tout être vivant se doit de soutenir.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Les attaques

 

Des observations récentes ont montré que les loups sont tout à fait capables de s’adapter à la présence humaine. Ils ont ainsi été observés traversant de larges régions non boisées et des infrastructures routières.
En Europe, ils ont été vus pénétrant des villages de nuit pour fouiller les poubelles, en Amérique du Nord, ils peuvent fréquenter les alentours des villages. Ce retour a ravivé des problèmes liés aux interactions avec les hommes qui avaient causé localement leur disparition, et cela malgré le statut d’espèce protégée du loup et un contexte économique rurale concerné substantiellement différent de celui des siècles précédents.

Aujourd’hui, Le problème du loup touche essentiellement des élevages ovins de moyennes et grandes tailles et résulte d’une incompatibilité des techniques d’élevage qui avaient été mises en place lorsque les grands prédateurs étaient absents avec la présence du loup. En effet, dans les Alpes en été, les moutons pâturent librement et sans surveillance.

Bien que les dommages puissent être significatifs pour un éleveur, le dommage global en pourcentage de la production du secteur de l’élevage est presque toujours insignifiant (< 0,5 %). Le loup attaque, mais le nombre de ses victimes directes est généralement réduit, même sur les ongulés.

Des études ont ainsi montré que la majorité des attaques de bétail ne font qu’entre une et deux victimes par prédation, et que les attaques sur plus d’une dizaine d’individus sont très rares. Les pertes importantes sont essentiellement dues aux comportements des animaux domestiques. En effet, les animaux de rente (et notamment les ovins) sont des animaux grégaires, qui se déplacent lentement, et surtout qui ne sont pas habitués à la présence de prédateurs. Contrairement aux ongulés sauvages, ils n’adaptent pas leurs comportements en fonction des risques locaux de prédation, et ils se laissent facilement approcher. Par ailleurs, ils paniquent à l’approche d’un prédateur.

Ainsi 99 % des pertes lors d’attaques de loups s’expliquent par des dérochements suite à l’affolement du troupeau. Ces dérochements peuvent être provoqués par d’autres évènements tels que la présence de chiens non gardés en laisse, un orage, etc.

Malgré cela, les risques et effets des loups sont souvent perçus comme exagérément importants. Cette tendance à amplifier l’impact réel des loups résulte de trois facteurs :

– L’existence d’une culture négative du loup profondément ancrée.
– L’impact psychologique de ce type de mortalité (attaque sanglante causée par un prédateur).
– Surestimation du nombre de victimes de loups en raison des difficultés techniques pour distinguer clairement les attaques de loups de celles de chiens féraux et de chiens domestiques.

Par ailleurs, les deux derniers facteurs suscitent une impression de pullulation des loups qui ne concorde pourtant pas avec la réalité de la démographie et de la distribution spatiale des loups.

En effet, la notion de pullulation implique une multiplication exponentielle du nombre d’individus d’une espèce, tous concentrés sur un territoire limité. Or, le loup ne concentre pas ses populations : il se disperse, là où les proies animales sont disponibles en qualité et quantité et où l’espace est favorable à l’installation d’une meute. De plus, les effectifs des populations de loups n’explosent pas, mais s’équilibrent en fonction de la disponibilité en proies et des pressions humaines.

On voit ici combien une meilleure information sur les comportements des loups pourrait aider à mieux faire accepter le retour du loup.

Comportement du loup face aux animaux de rente

Pour évaluer précisément les risques liés aux loups, il est nécessaire de connaître à la fois les comportements du loup, ceux du bétail, et leurs relations. Or, on connaît assez peu la nature exacte de ces relations, notamment dans les zones à forte densité en bétail. De plus, les loups étant plus enclin à s’attaquer aux animaux de rente durant la nuit, des informations concernant leurs mouvements nocturnes sont nécessaires. Ce sont essentiellement les conditions de gardiennage, plus difficiles la nuit, voire l’absence de gardiennage, qui explique ces attaques nocturnes. La mise en place progressive de dispositifs de prévention (chiens de protection, présence d’un berger, etc.) tend à entraîner l’augmentation des attaques diurnes, qui sont passées de 5 % à 15 % dans les Alpes-Maritimes. Toutefois, ces attaques diurnes ont généralement lieu lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises (brouillards, orage, pluie régulière).

Sachant que, quand ils ont le choix, les loups montrent généralement une préférence marquée pour les proies sauvages, plusieurs raisons ont été invoquées pour expliquer les attaques de loups sur du bétail : le principal facteur impliqué serait la proximité entre les loups et les animaux domestiques, qui tendrait à augmenter la probabilité d’attaque, bien que la prédation puisse parfois être peu fréquente malgré la proximité.

En effet, les loups peuvent avoir un impact significatif sur un élevage de bétail particulier alors que les exploitations adjacentes peuvent rester intactes.

Ainsi, par exemple, une étude réalisée dans les Alpes du Sud a montré que sur 76 troupeaux présents dans la zone à loups, seuls 12 troupeaux concentrent les trois quarts des attaques de loups.
Les raisons expliquant une telle disparité ont peu été explorées, mais il semble que les techniques d’élevage employées, et notamment le niveau de surveillance des troupeaux, joueraient un rôle significatif. Des variations saisonnières peuvent également être observées, à relier avec le mode de conduite des troupeaux, et par extension le nombre de troupeaux accessibles aux loups.

Un second facteur influençant la prédation d’animaux domestiques serait l’absence ou la rareté des ressources alimentaires naturelles des loups, soit dans une région donnée soit durant certaines périodes de l’année. En effet, la disparition de leurs proies naturelles dans certaines régions ou durant les périodes hivernales pourrait inciter les loups à se tourner vers les animaux domestiques, ceux-ci n’étant pas aussi nutritifs que les ongulés sauvages, mais plus faciles à attraper.

Dans un troupeau d’animaux domestiques, les loups semblent préférer les jeunes individus. Mais les caractéristiques des animaux tués semblent varier selon l’âge des individus dominants de la meute qui dirigent la chasse, leur niveau d’expérience et la présence et l’âge d’éventuels petits, ceux-ci influençant les besoins en nourriture de la meute.

Dans le cas du loup, il est techniquement difficile de différencier ses attaques de celles de chiens féraux. Face aux animaux domestiques, les motivations des loups et des chiens sont généralement différentes : les loups ne s’attaquent aux animaux domestiques que dans le but de nourrir leur meute, et notamment leur progéniture, ce qui n’est pas systématiquement le cas des chiens, qui peuvent s’attaquer au bétail simplement par jeu.

Pour différencier une attaque de loup de celle d’un chien, un examen des carcasses d’animales victimes doit être réalisé, afin de recueillir tous les éléments nécessaires à établir une suspicion. Cette expertise doit d’abord prendre en compte le signalement de chiens errants, divagants ou ensauvagés, la présence du loup établie ou non dans le secteur, d’éventuelles analyses génétiques réalisées sur des prélèvements (excréments, poils) qui auraient pu être découverts sur ou à proximité du lieu d’attaque. Le témoignage de l’éleveur et l’examen de l’environnement immédiat de la carcasse sont essentiels pour recueillir ces informations. L’examen de la carcasse doit ensuite permettre de confirmer s’il s’agit bien d’un cas de prédation :

– La mise en évidence de morsures avec des hématomes associés (critère le plus évident et le plus fiable). – Une consommation rapide et totale (à condition que l’examen ait lieu après les dommages et que l’action des charognards soit exclue ou limitée).

– La présence de traces indirectes (traces de sang, de lutte) sont autant d’indicateurs d’un acte de prédation.

La mesure de la taille des perforations et la présence d’éventuelles lésions sous-jacentes (en particulier leur profondeur) permettent ensuite d’évaluer la taille du prédateur.

Si la prédation est attribuée à un gros canidé, une identification spécifique peut-être proposée en tenant compte :

– De la localisation des morsures : les morsures de loups sont généralement localisées à l’épaule, l’encolure, la gorge et/ou à l’arrière-train (lorsqu’ils poursuivent leurs proies). La localisation des morsures de chiens est moins ciblée et concerne l’ensemble du corps.

– Des lésions associées : les morsures de loups sont généralement plus puissantes et donc plus profondes (> 10 mm) que celles des chiens. Par ailleurs, dans le cas d’une prédation par le loup, plus de 50 % des perforations ont un diamètre minimum de 3 mm.

– Et des caractéristiques de consommation : la consommation est décrite en essayant de distinguer la part due aux prédateurs de celle due aux charognards. On décrit notamment le déplacement de la carcasse, le degré de consommation, la présence d’os rongés ou cassés etc. Les loups se montrent voraces et peu sélectifs lorsqu’ils consomment une proie. Les restent de carcasses sont donc souvent réduits. À l’inverse, les chiens tuant plus souvent par jeu ont tendance à tuer plus de proies qu’ils consomment peu chacune.

Attaquent d’Hommes

Les conflits entre les loups et les intérêts humains incluent également les attaques sur des hommes. La question de la dangerosité des loups vis-à-vis de l’homme est pertinente au vu des nombreuses légendes et fausses histoires qui ont enrichi ce sujet depuis que l’homme côtoie le loup. Ainsi, la littérature européenne et asiatique jusqu’à aujourd’hui foisonne de compte-rendu d’attaques de loups, qui y sont présentés comme des mangeurs d’hommes notoires.

On peut citer comme exemple la légende de la bête du Gévaudan, un loup qui aurait tué officiellement 99 personnes, sans compter les blessés et les traumatismes causés, du 1er juillet 1764 au 12 juin 1767. La perception du loup comme une bête dangereuse varie géographiquement. En Europe par exemple, les populations d’Europe Centrale ont une vision plus négative du loup que celles d’Europe du Sud, et les populations rurales sont généralement plus négatives envers les loups que les populations urbaines.

Les observations contemporaines font fortement douter de la véracité de cette représentation négative.
En effet, au cours du XXe siècle, dans toute l’Amérique du Nord et l’Europe, une seule attaque mortelle de loups sur l’homme a été répertoriée. Les victimes étaient deux enfants en Espagne, mais il n’a jamais été clairement vérifié que l’agresseur était bien un loup et pas un chien. Les attaques de chiens portées contre l’homme sont pourtant bien plus fréquentes que celles de loups (une étude réalisée en 1998 estime à 200 000 par an le nombre de morsures de chiens en Europe, et à 3 millions aux Etats-Unis ; une étude en 1999 mentionne une trentaine de morts humaines annuelles en France dues à des chiens), et malgré cela, les chiens ne sont généralement pas considérés comme terriblement dangereux.

La plupart des écrits contemporains relatant des attaques de loups sur l’homme provient d’Inde et d’Asie Centrale. Une étude a ainsi montré qu’en Inde, les loups pourraient constituer une menace pour les enfants dans les zones de forte densité humaine (>600/km²), de grande pauvreté, avec peu de proies sauvages et des populations d’animaux de rente domestiques gardées de manière intensive.

Cependant, la majorité des attaques de loups contemporaines impliquent essentiellement des loups enragés ou ayant été acculés ou blessés. En effet, en temps normal, face à l’homme, un loup sauvage a plutôt tendance à s’enfuir, même devant des enfants.

Toutefois, l’abondance des témoignages d’attaques d’hommes répertoriés du Moyen Age jusqu’à la Renaissance suggère que tous n’ont probablement pas été inventés. On suppose en fait que le phénomène de loups mangeurs d’hommes a vraisemblablement existé, mais dans des circonstances particulières, notamment lors de guerres ou d’épidémies (la grande peste par exemple). Durant ces périodes, il y avait en effet une grande disponibilité de cadavres humains pour les charognards, qui aurait pu faciliter l’habituation des loups à la chair humaine et faire qu’ils se mettent à rechercher et tuer activement des hommes. Cependant, aujourd’hui, il n’y a aucune preuve formelle que les loups sauvages non enragés représentent un quelconque danger pour les hommes, aucun cas de loup non enragé vivant en liberté ayant tué un homme n’a été rapporté en Europe.

Les raisons d’une si faible occurrence sont peu comprises car les loups ont de multiples opportunités d’attaquer, comme cela a été observé avec l’ours dans différentes parties d’Europe. Il semble que, même si les attaques de loups en bonne santé ne sont pas totalement impossibles (comme avec tout animal sauvage), les loups tendent généralement à être tolérants aux contacts rapprochés avec les humains tant que ces derniers n’exercent pas un impact négatif sur leur vie.

Bien connaître le loup pour mieux le protéger est ma devise car c’est aussi nous protéger. L’actualité néfaste et les décisions effrayantes sur le sujet loup m’ont fait changer le programme éthologique que j’avais prévu pour vous. Nous le reprendrons à la rentrée. En attendant, je vous souhaite d’excellentes et apaisantes vacances.

Sandrine Devienne pour le Klan du loup

Les jeunes loups – L’évolution et l’éducation

 

À 5 semaines, le sevrage commence, la mère recherche de moins en moins le contact avec ses petits et rend la tétée plus difficile en changeant souvent de position ou en s’éloignant puis activement à travers des comportements agonistes et de punition lorsque les petits tentent d’approcher les mamelles. Elle pourrait être aidée en cela par le père qui empêcherait les petits de suivre leur mère. Ces comportements pourraient induire le détachement, mais également aideraient à imposer le respect et la dominance sociale des individus plus âgés. À 5 semaines, les jeunes peuvent suivrent les adultes à plus d’un kilomètre de la tanière.

Entre 8 et 10 semaines, les adultes abandonnent la tanière et bougent les petits vers un site de rendez-vous initial puis aux sites de rendez-vous suivants. Le sevrage est terminé, les louveteaux peuvent se nourrir des aliments fournis par les adultes. Le pelage adulte devient apparent sur le corps. Entre huit et seize semaines, la couleur des yeux changent progressivement du bleu au jaune doré.

À la suite du sevrage, des changements comportementaux majeurs se produisent regroupés sous le terme d’acquisition de l’indépendance et se traduisant par une augmentation des implications sociales et de plus grandes compétences dans la recherche de nourriture, cependant toujours régulées par la mère.

Les sites de rendez-vous sont généralement situés près d’un point d’eau, à proximité d’une zone ouverte, et présentent une végétation désordonnée du fait de la fréquentation par les loups. Ils occupent une surface restreinte, généralement inférieure à 4000 m². On y relève fréquemment des crottes et des empreintes de petits et d’adultes, ainsi qu’un réseau de sentes et des couches. Comme les sites de tanières, les sites de rendez-vous sont situés dans de nombreux types d’habitats.

Dans les habitats non forestiers nordiques, les sites de mise à mort des proies peuvent également être utilisés comme sites de rendez-vous pour les louveteaux, probablement pour impliquer progressivement les jeunes dans les activités de chasse.

À 12 semaines, les jeunes commencent à accompagner les adultes durant la chasse pendant de courtes périodes et retournent au site de rendez-vous par eux-mêmes.

À 3,5 mois, une période de croissance rapide commence (14-27 semaines) durant laquelle les jeunes vont gagner 600-700 grammes par semaine pendant environ trois mois.

À 4-6 mois, les dents lactéales sont remplacées par les dents définitives. Le pelage d’hiver commence à apparaître. À 6 mois, les jeunes accompagnent les adultes à la chasse, apprennent à reconnaître les pistes, les proies et les limites de leur territoire. Leur apparence est presque similaire à celle des adultes.

À 7 mois, une période de croissance lente commence (27-51 semaines). Les jeunes femelles gagnent environ 30 grammes par semaine. Les jeunes commencent à se déplacer avec la meute et l’utilisation des sites de rendez-vous décroît.

À 8 mois, ils commencent à chasser activement.

À un an, la croissance de leur squelette est terminée.

À 22 mois (en moyenne), ils acquièrent la maturité sexuelle.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Les naissances chez le loup

 

Les naissances

Et oui, c’est la période des naissances, nos petits loups arrivent pour découvrir le jour, comme une belle et grande image. Chez la louve, la gestation dure 63 jours en moyenne, la période des naissances se situant donc fin avril début mai. Une semaine avant l’arrivée des petits, la louve gestante s’arrache les poils du ventre et en tapisse sa tanière. Elle dénude ainsi sa mamelle et rend accessible ses trayons pour la tétée.

Durant la mise bas

La louve se couche sur le flanc dans la tanière, et appuie les postérieurs et son dos contre la paroi de sa couche pendant les contractions utérines. Le comportement des loups du groupe change, ils deviennent plus placides que d’habitude, plus prudents, ils se déplacent plus lentement. Ils restent éloignés de la tanière défendue par le mâle alpha, qui lui-même ne s’approche pas trop près également, au risque de se faire rejeter de manière agressive par la femelle. Une portée compte généralement de deux à huit louveteaux (6 en moyenne).

Après la mise bas

La louve reste dans la tanière pour s’occuper de ses petits pendant 6 à 8 semaines, durant lesquelles elle est nourrie par les autres membres de la meute (notamment par le mâle alpha) par régurgitation. Durant les deux premières semaines, elle pratique de manière intense et fréquente des massages anaux et abdominaux sur ses petits, stimulant l’élimination des selles et de l’urine. Elle absorbe les excréments pour maintenir la tanière propre. Au cours des trois premières semaines, elle maintient ses petits à distance des autres membres de la meute et parfois même le père. En cas de danger, elle est capable de transporter les louveteaux vers une autre tanière. Les louveteaux Les petits pèsent entre 300 et 500 g à la naissance et ils sont aveugles, sourds, anosmiques, leur fourrure est sombre, leurs oreilles sont petites et pendantes, leur tête est arrondie, leur nez est retroussé, ils sont incapables de contrôler leur température corporelle et leurs capacités motrices sont limitées à un timide rampement. À deux semaines, les yeux s’ouvrent mais la vision n’est pas fonctionnelle et les louveteaux ne perçoivent pas les formes pendant encore quelques semaines. Les incisives lactéales apparaissent vers 15 jours, permettant aux petits de commencer à se nourrir de petits morceaux de viande régurgités par les adultes ou les subadultes. Ils commencent à se lever, à marcher, à grogner et à mâcher. Ils font leurs premières expériences de hurlement à travers des cris hauts perchés.
Au bout de trois semaines ils commencent à sortir de la tanière, à s’ébattre et jouer près de l’entrée de celle-ci sous la surveillance de leur mère ou d’un autre membre de la meute quand elle part en chasse.
La fourrure adulte commence à pousser au bout d’un mois autour du nez et des yeux. Le corps commence à adopter la conformation adulte avec les pieds et une tête grandissant de manière disproportionnée. Les cris hauts perchés gagnent en puissance. Les combats de dominance et de jeux commencent.
Les loups sauvages rejettent généralement les petits nés malades (malformation notamment), maladifs ou peu vivaces, que les mères peuvent tuer. L’infanticide semble être un comportement naturel, non pathologique. La mortalité des jeunes est élevée 50 % des louveteaux meurent durant les trois premiers mois de vie et 60 % avant l’âge d’un an. La survie des louveteaux après le premier hiver est influencée par la disponibilité des proies.
Sachant que les loups ne se reproduisent qu’une seule fois par an, il est indispensable de préserver cette espèce, tout comme ils essaient de protéger la nôtre qui, « elle », est en surnombre.

Si l’intelligence de l’origine des nombres est une vertu, les loups en ont l’éclat !

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

L’affection et la reconnaissance chez le Loup

 

Les contacts sociaux et les soins

Les loups présentent tout un éventail de comportements de rapprochement, permettant de maintenir l’union au sein de leur meute. Il m’arrive de perdre la mesure du temps devant leurs élans d’affection, leurs courbes mouvantes, leurs souffles furtifs. C’est comme s’ils avaient le pouvoir de briser le cercle des frontières dans ces moment-là.

La communication tactile joue un grand rôle dans l’établissement des liens entre les membres de la meute. Les loups ont de nombreux contacts corporels entre eux, notamment par l’intermédiaire de leur nez. Cette communication a également un rôle crucial dans l’entretien des liens de couple entre les précieux alpha et dans la relation mère-louveteaux.

On peut aussi observer des comportements d’attentions sociables, comprenant : se lécher le nez, la fourrure, grignoter avec les incisives les poils dans la région du cou, du dos et de la tête de son partenaire, lécher une plaie quand l’un d’entre eux s’est blessé. Ils peuvent être réalisés de manière mutuelle par le couple alpha ou par les autres membres de la meute après une longue séparation, démontrant ainsi la joie de se retrouver.

Il y a aussi, l’invitation au jeu, se tenir en travers, se frotter l’un à l’autre, bousculer son partenaire, courir amicalement l’un autour de l’autre, lever un antérieur, se rapprocher de façon amicale.

Certains de ces comportements sont retrouvés dans ce que l’on appelle la soumission active. Une activité de contact impliquant une notion de salutation dans laquelle les signes d’infériorité sont flagrants. L’individu se tapit, lève la tête en direction de son partenaire de rang supérieur et dirige son nez vers les lèvres de celui-ci. Il place les oreilles de côtés, les ouvertures dirigées vers le bas ou plaquées contre son crâne. Il réduit l’ouverture de ses yeux à une fente (myosis) et dirige son regard vers le partenaire. Les lèvres sont étirées en arrière, en une sorte de sourire.

Cette soumission active est observée également chez la femelle alpha envers le mâle dominant. Dans ce contexte, elle a : soit la valeur de révérence ou sollicite de la nourriture, dans ce cas, elle a lieu près de la tanière. Dans les deux cas, la posture est la même, sauf que, dans le second exemple, elle se termine par une régurgitation de nourriture. Belle attention, belle reconnaissance et respect de la famille !

Ils savourent la vie, ainsi scellés de belle manière avec la terre en y faisant ressentir le mouvement, l’énergie, en les regardant vivre, votre vision change de nature et vous démontre qu’il est possible de vivre en harmonie avec l’univers, cet équilibre indissociable. Ce langage ne peut-être que visuel, il doit se glisser dans vos âmes, comme le voulait Rimbaud, un langage qui serait de l’âme pour l’âme, une langue dont le sens est d’émouvoir vos sens.
Comme les poètes seuls fondent ce qui demeure.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

La reproduction du loup

 

La saison des amours, quelle belle et frétillante période pour les loups !

Nos précieux « alpha » se feront la cour en cette fin d’hiver avec infiniment de tendresse. Les rituels de nos amoureux sont, on ne peut plus expressifs et loquaces. Bisous et fugaces coups de langue sur les joues, les oreilles et plus car affinité. La louve se frotte contre le mâle, pose ses pattes sur le dos de son promis ou sa tête sur ses épaules. Ils dorment plus près l’un de l’autre, se déplacent souvent ensemble et hurlent ensemble.

Pourquoi en cette période de fin d’hiver ?

La reproduction du loup est influencée par la photopériode* et est strictement saisonnière. Les loups mâles et femelles présentent ainsi un pic d’aptitude à la reproduction entre décembre et mars.

Les effets et les comportements

Chez le loup mâle qui atteint sa maturité sexuelle entre 22 et 46 mois, cela est marqué par l’augmentation de la taille des testicules et du scrotum dès que les jours rallongent et une augmentation de la production de testostérone. Pendant la période de reproduction, le mâle alpha est plus agressif et accroît la fréquence de marquage de territoire. Il défend sa place avec vigueur, il s’interpose sans relâche.

Chez la louve qui atteint sa maturité sexuelle vers 22 mois, cela est marqué par un gonflement vulvaire et un écoulement de sang. Elles sont monocycliques, avec un oestrus par an. Caractéristique qui ne leur confère qu’une seule opportunité de se reproduire dans l’année. La cause physiologique de cette monoestrie est l’allongement des périodes du cycle ovulatoire, notamment le proestrus qui dure six semaines et l’oestrus une semaine. Pour éviter que les autres femelles s’accouplent, la femelle alpha exerce une pression psychologique tellement puissante que l’oestrus des autres femelles de la meute est bloqué.

Quand ils sont sur le point de copuler, les couples formés s’éloignent souvent de la meute pendant quelques jours, pour éviter les interférences des autres membres de la meute, qui peuvent parfois venir les harceler car le couple devient le centre d’attraction de la meute.

Le couple réalise un rituel nuptial qui comprend des signaux d’apaisement. Il s’agit de jeux à connotation sexuelle, de courses poursuites, de vocalises, de roulements au sol, de reniflements des régions génitales, de contacts nasaux et de léchages réciproques. Les deux partenaires effectuent des doubles marquages, généralement initiés par la femelle. Ce temps de latence avant l’accouplement favorise l’éveil des instincts sexuels et prépare les organes génitaux à l’accouplement.

La copulation dure entre 15 à 30 minutes, durant lesquelles nos deux animaux restent attachés l’un à l’autre, phénomène provoqué par le gonflement du gland et la contraction du sphincter* vaginal. L’éjaculation a lieu pendant la pénétration et la phase d’attachement. Il semble que les chances de conception soient augmentées par le temps passé en couple lors du proestrus. Il s’avère aussi que la durée relativement longue de l’oestrus permet davantage de copulations. Ceci permettrait de compenser les risques liés à la monoestrie.

Quand la période des accouplements est terminée, les loups de la meute reprennent une attitude amicale les uns envers les autres. Tous s’investissent dans la recherche et l’aménagement de la tanière qui accueillera la mère et ses petits.

La suite sur ce sujet en avril …

*La photopériode est le rapport entre la durée du jour et de la nuit, cela conditionne nombre d’activités physiologiques et écologiques comme la reproduction, la floraison, etc…
*Le scrotum est situé entre les cuisses et a une forme sphérique à ovoïde, comme celle des testicules.
*L’oestrus est la période durant laquelle une femelle mammifère est fécondable.
*Le proestrus est le début des chaleurs.
*sphincter : muscle qui contrôle l’ouverture et la fermeture d’un orifice naturel.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Les yeux du loup

 

Quel sentiment exaltant que de regarder vivre cet animal doué en communication, et surtout d’avoir eu la chance de croiser son regard, et quel regard !
Ce regard mystérieux et intense, il vous remet à votre place illico, deux petites lucioles obliques qui vous transpercent et semblent communiquer avec vous.

La vision

La vision frontale du loup est restreinte, mais elle est parfaitement adaptée au repérage des dangers sur de longues distances et à la réalisation des différentes étapes de la chasse, particulièrement dans l’obscurité.

En effet, le champ de vision du loup atteint 250° et ses orbites sont orientés de manière à permettre à la fois une vision binoculaire et périphérique, grand avantage pour chasser dans les milieux ouverts et fermés. Le loup serait vraisemblablement myope, du fait de l’absence de fovea centralis, une petite dépression située centralement derrière la rétine. Au-delà d’une distance de 30-45 mètres, sa vision serait donc floue. Toutefois, le loup distingue les formes et surtout les mouvements. Sa vision binoculaire est moins performante que celle de l’homme par exemple, cela dit, sa vision périphérique est extrêmement précise.

Le loup a des yeux fendus en oblique, pas très larges, avec des pupilles bien rondes, et la couleur de ses iris est le plus souvent jaune fauve, parfois vert ou marron foncé, toujours bleu à la naissance. Ses yeux sont dotés d’une grande proportion de bâtonnets et d’un tapetum lucidum, tapis de cellules situé derrière la rétine et ayant la capacité de réfléchir une faible luminosité. Le loup voit bien dans toutes les conditions lumineuses, mais plus particulièrement au crépuscule et à l’aube.

Sur l’horizon de la rétine de ses yeux, le loup possède une bande visuelle avec une concentration plus importante de photorécepteurs lui procurant une grande acuité visuelle : il peut voir plusieurs objets à la fois sans pour autant focaliser son regard sur un objet particulier. Ainsi, pendant l’attaque d’une proie, il peut maintenir le contact visuel à la fois avec ses partenaires de chasse et avec la proie.

Le loup possède une vision dichromatique qui lui permet de détecter les couleurs aux environs du bleu mais ne lui permet pas de distinguer nettement les couleurs dans le spectre allant du vert au rouge. Cependant, durant ses principales périodes d’activité (aube et crépuscule), sa vision est probablement limitée au noir et blanc.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Le loup solitaire

 

Le loup est un sujet infiniment fascinant, cette force poussée à l’extrême, voire au dépassement de soi. Force et courage pour être libre. Ne perdons pas la trace de l’essentiel.

Pourquoi le loup devient-il solitaire alors qu’il est censé vivre en meute ?

Il existe plusieurs raisons : il arrive parfois qu’un loup demeure inconsolable après avoir perdu sa compagne, alors il s’isole volontairement de la meute. Il semblerait que l’exil voulu ne se rencontre que chez les individus mâles, rares sont les louves solitaires.

La dispersion temporaire

Il se peut aussi que certains loups décident de quitter leur meute après avoir échoué lors d’un conflit ou quand la nourriture n’est pas suffisante pour tous les membres du clan.
Il y a des cas où la décision de partir est dans le but de pouvoir s’accoupler et de devenir le mâle dominant pour créer une nouvelle famille. La plupart de ces loups quittent leur meute natale entre 10 et 36 mois. Une nouvelle meute se forme lorsque deux loups solitaires se rencontrent et disposent d’un territoire suffisamment vaste où la nourriture est assez abondante pour une famille future. C’est une solitude transitoire où ils choisissent de vivre seuls et assument ce choix car ils estiment que les autres peuvent être une entrave à leur évolution. C’est alors que vivre des moments de solitude est une nécessité pour leur avenir.
Le loup « oméga », s’isole parfois pour ne plus rencontrer plus fort que lui, ne plus être dérangé et aussi parce qu’il n’a pas ou trop peu de nourriture. Il se peut également qu’il soit banni par les membres de la meute. Par conséquent, il subit sa solitude et essai de subsister le temps de retrouver une nouvelle famille. Sachez qu’il peut devenir un chef de meute en rencontrant un autre loup solitaire, mais s’il n’a pas la santé solide et qu’il ne trouve pas assez de nourriture, il peut se laisser mourir.
Le loup solitaire sait se protéger en se trouvant un endroit ou il sera bien caché, hors de vue et en sécurité. Ce loup est très engagé et prudent dans ce qu’il fait. Il est très volontaire et rigoureux. Je dirai que c’est un petit soldat, toujours prêt à aller au front et crapahuter. Il assume et affronte ce qui pourrait lui tomber sur le coin de la truffe.
En général, un groupe survit plus facilement qu’un individu isolé. Pour survivre en solitaire, il faut être fort, vigilant, combatif, entreprenant, prêt au défi.
Cela me fait penser à une phrase de Victor Hugo, « la solitude est bonne aux grands esprits et mauvaises aux petits. La solitude trouble les cerveaux qu’elle n’illumine pas ».

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Loup Bêta et Gamma

 

Dans le précédent article, nous avons parlé des loups « Alpha » et « Oméga », premier et dernier rangs d’une meute de loups.

Dans ce nouvel article, Nous parlerons des loups « Bêta » et « Gamma », deuxième et troisième rangs d’une meute de loups, tout aussi importants dans l’organisation d’un système social. Par définition, une espèce est dite sociale si la rencontre de plusieurs individus dans un espace donné est un évènement régulier et non impromptu, c’est-à-dire, si les individus vivent durablement en couple, en famille ou en groupes structurés.

Qu’est-ce qu’un loup Bêta ?

Ces loups sont placés au second rang, derrière le couple alpha. Ils ont pour mission instinctive de protéger le couple alpha. Des « bodyguards » en quelque sorte. Ils s’appliquent à détourner nombre de dangers pour protéger les précieux chefs de meute. Ce sont les plus gros loups, les plus intrépides de la famille et ils sont très vigoureux, faisant régner les lois de la meute dirigée par le couple alpha.
Les loups bêta délimitent leur territoire par le dépôt d’odeurs sécrétées par des glandes situées sous leurs orteils et ils laisseront, en plus, des traces de griffes en des endroits stratégiques. Certains les nomment aussi « les exécutants » du couple alpha. En cas de danger potentiel, ils ont également le rôle d’éclaireur.
La ligne de leur dos, bien que soutenue est moins nette que celle d’un alpha. Le hurlement du loup bêta est moins grave que celui d’un alpha, bien qu’il reste guttural, il retentit 3 à 4 fois plus longtemps que celui d’un alpha et de ce fait, renforce et prolonge les appels de la meute. Il est l’individu qui s’approchera de vous en premier afin de déterminer le danger et vous tester. Cependant, lorsqu’il se trouvera à proximité du couple alpha, il baissera la tête et la queue pour montrer sa servitude. Il reste néanmoins, le plus apte à remplacer le mâle alpha si celui-ci venait à mourir ou à perdre sa place, notamment en période de reproduction.

Qu’est-ce qu’un loup Gamma ?

Ces loups sont placés au troisième rang, derrière le bêta. Ils ont pour missions instinctives de contrôler le territoire et de créer l’illusion du nombre avec une technique de positionnement précise qui donne l’impression qu’ils sont plus nombreux. Par conséquent, la meute paraît plus grande. C’est une stratégie de défense et protection du territoire.
L’alimentation des gamma n’étant jamais la même, leurs marquages par l’odeur varient, ce qui est une manière de duper et de faire fuir les loups étrangers à la meute.
Concernant le hurlement, les loups gamma émettent une symphonie de sons, accompagnée de jappements, aboiements, hurlements et grondements. Les gamma sont très suspicieux, nerveux et sensibles à l’approche d’un danger qu’ils guettent en permanence. Ils montent la garde, font des rondes autour du territoire, afin de prévenir les bêta et les alpha rapidement de tout élément nouveau, en vue de préserver la sécurité de la meute. Les bêta et alpha se fient à eux pour donner une alerte afin de maintenir l’ordre au sein du clan.

Les loups sont des animaux extrêmement intelligents, instinctifs, respirant la confiance et l’équilibre de leur meute. En les regardant vivre, ils éveillent notre conscience, n’en doutez pas !

N’attendez pas qu’il soit trop tard pour le comprendre ! Il faut penser aux générations futures. La respiration de chaque espèce, qu’elle soit végétale, animale et humaine doit rester avec ce qu’elle a créé pour la survie de tous. Le devoir de chacun d’entre nous est d’être curieux du monde qui nous entoure, pour nourrir sa réflexion qui mène en général au respect.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Alpha et Omega – L’importance des rangs

 

Dans une meute de loup, la structure sociale est capitale pour sa survie. C’est l’art de vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire.
Pour empêcher les membres de la meute de se battre entre eux, il y a un ordre de dominance. Chaque membre a sa place, ou rang, au sein de cet ordre. Lorsqu’un loup de rang supérieur a un désaccord avec un loup de rang inférieur, le loup de rang inférieur cède sans se battre. Nous avons déjà expliqué ce déroulement dans l’article précédent « l’agression ».

Qu’est-ce qu’un loup Alpha ?

Je dirais plutôt un couple alpha. Il s’agit des meneurs qui prennent toutes les décisions nécessaires pour le bien-être de leur meute tout entière et sont les seuls à se reproduire.
Les individus alphas sont par définition les plus hauts dans la hiérarchie d’un groupe. Ils ont pour missions instinctives l’organisation des repas, l’initiative des départs en chasse et guident la meute pendant la chasse. Ils sont aussi les premiers à manger lors de la capture d’une proie.
Ils jouent un rôle très important dans l’initiation et l’organisation des déplacements de la meute. Ils assurent la défense du territoire par des marquages olfactifs, voire double marquage qui constituent d’ailleurs l’un des meilleurs indicateurs du statut de reproducteur dominant, en plus de l’initiation aux hurlements. Le couple alphas s’attribue les meilleurs endroits de repos, une zone d’isolement spécifique au couple dominant. Les autres membres du groupe n’y ont pas accès et la dominance du mâle alpha est totale. C’est là que se déroulent les accouplements. L’un des rôles les plus importants du couple alphas est de réguler les activités reproductrices de la meute. Cette régulation empêche ainsi de détruire les proies par surconsommation, ce qui signifierait la mort de la meute à plus ou moins long terme.
On les reconnaît à leurs postures, oreilles droites, regard fixe, queue dressée.

Qu’est-ce qu’un loup Oméga ?

Un loup Oméga est indispensable à la survie d’une meute, même s’il est placé au dernier rang.
Ce loup a pour mission instinctive de briser les hostilités pour faire baisser les tensions au sein d’une meute. Il est le bouc émissaire, le souffre-douleur, qui reçoit toute l’agressivité sociale du reste de la meute.
D’une certaine manière il est un petit guérisseur. Par ailleurs, il prend des coups et a une position peu enviable, car il se place au milieu des querelles pour essayer de calmer les autres loups, apaiser leurs stress, les faire passer de l’agressivité à la sérénité. De ce fait, il rétablit l’équilibre. C’est quand même un cadeau que d’avoir l’Oméga. Il est le dernier à manger dans la meute. Néanmoins, Il est parfois récompensé par l’alpha pour ces actions d’apaisement. Il est donc d’une grande utilité.
On le reconnaît à sa posture, fourrure aplatie, oreilles baissées, il rase le sol, la queue repliée entre les pattes.
Dans le monde des loups, toute la meute mange en fonction de ce que les loups représentent dans leurs essences absolues. Tous les rangs ont un rôle qui se respecte.

Quelle leçon l’homme a à prendre des loups ? La leçon des rangs, de l’attitude, la question est :
Qui je suis ?
Pourquoi je suis là ?
Pourquoi faire ?
Accepter ce que l’on est, trouver un équilibre, être en harmonie avec soi. Les loups ne trichent pas, ils sont ce qu’ils sont. Le premier a autant d’importance que le dernier dans leur monde. Car chacun connaît sa place. Si on ne comprend pas cela, c’est l’autodestruction.

Nous avons parlé des rangs « alpha » et « oméga », le premier et le dernier rang. Entre les deux, il existe deux autres rangs « béta » et « gamma », dont nous parlerons dans un prochain article.

Sandrine Devienne pour Le Klan du Loup

L’Agression

 

Contrairement aux idées reçues, le loup n’est pas l’animal sanguinaire que l’on essaie de nous faire croire. Bien au contraire, il est à mon sens un guide de la nature, un instructeur ou enseignant, Injustement diffamé et mal compris.
Grâce aux travaux de Konrad Lorenz, notre vision du loup a changé. Nous avons découvert un animal au comportement social très élaboré et qui vit en meute.

L’homme qui savait parler avec les mammifères, les oiseaux et les poissons…(1)

Konrad Lorenz, médecin psychiatre autrichien (1903-1989) est le père fondateur de l’éthologie. Il a consacré la meilleure partie de sa vie à l’étude du comportement animal et notamment social dans son milieu naturel. En tant que psychiatre, son observation de l’espèce humaine dans les tragiques années de guerre lui a aussi été instructive par dramatique comparaison. Ses recherches éthologiques sur l’ensemble des espèces animales, et également le loup, restent jusqu’à aujourd’hui la principale référence en la matière.

Selon Konrad Lorenz, « l’éthologiste devra se montrer prudent dans ses jugements éthiques sur le comportement animal. Je vais cependant, porter un de ces jugements entachés de sentiments : je trouve émouvant et admirable de voir que le loup ne veut pas mordre, mais plus encore de voir l’autre se fier à cette inhibition. Un animal remet sa vie à la vertu chevaleresque de l’autre !

L’homme devrait en prendre de la graine. J’en ai, pour ma part, tiré une nouvelle et plus profonde connaissance d’une parole magnifique et souvent méconnue de l’évangile qui n’éveillait en moi qu’un mouvement de contradiction : « si on te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la joue gauche ». Un loup m’a instruit : ce n’est pas pour que ton ennemi te frappe à nouveau que tu devras tendre l’autre joue, mais pour qu’il lui devienne impossible de le faire !

Un petit louveteau rencontrant un loup adulte se roule sur le dos et présente spontanément son ventre nu de bébé ; il urine quelques gouttes garantissant son jeune âge par son odeur.

Entre loups adultes qui se battent, une technique permet au perdant de stopper l’agressivité du vainqueur, il suffit qu’il adopte justement cette attitude de soumission du louveteau en se couchant sur le dos et en exhibant sa gorge.

L’attaquant exécute alors à vide le geste de le secouer à mort, il décharge symboliquement son agressivité et assoie sa réputation de vainqueur tout en ménageant sa victime ».

En résumé, nous nous montrons moins cléments que les loups qui obéissent à leur instinct. L’humain qui met plus en avant son intellect que son instinct a plutôt tendance à s’acharner sur le vaincu, quel paradoxe ! Je ne dis pas qu’il faut devenir sauvage, je dis simplement qu’un petit retour à la fibre viscérale de notre être, est, dans certains cas, fondamental. Nous prenons plus des leçons de sagesse en regardant vivre les animaux que dans la plupart des livres de sagesse.

(1) référence au titre d’un de ses ouvrages les plus célèbres

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

Et si nous parlions d’éthologie…

 

L’éthologie est l’étude du comportement des diverses espèces animales. C’est la branche zoologique de la biologie, créée par divers naturalistes que nous traiterons dans un prochain article. Nous expliquerons notamment que comprendre le comportement de l’animal, de notre petit animal domestique par exemple, est indispensable pour vivre en harmonie avec lui. Et, plus généralement, prendre en compte le comportement de tout animal, du loup en l’occurrence, c’est tout simplement respecter la nature et la biodiversité. Et c’est rien moins que garantir l’avenir de notre monde !

Mais qu’est-ce qu’un éthologue ?

L’éthologue, c’est quelqu’un dont les principales qualités sont l’observation, la patience et la rigueur.
Car l’objectif de ce spécialiste est de comprendre les messages instinctifs du corps. L’instinct, c’est-à-dire la totalité ou une partie héréditaire et innée des comportements, les tendances comportementales et les mécanismes cachés des animaux. Concernant le loup, nous traiterons de l’espèce Canis lupus.

Le travail d’un éthologue est d’améliorer le bien-être du loup, qu’il soit en captivité ou à l’état sauvage. Aller sur le terrain et se rendre compte des désastres écologiques causés par sa disparition dans certains pays est un bouleversement en soi. Prenons exemple du loup d’Hokkaido (Canis lupus hattaï) également connu sous le nom de loup Ezo, est une des sous-espèces éteintes du loup gris. Ce loup était d’une taille similaire au loup gris commun. Le crâne était grand, avec de longues canines et son pelage était gris ou gris-brun. Il se nourrissait principalement de cerfs, de lapins et d’oiseaux. On le trouvait sur l’île d’Hokkaido au Japon, mais aussi en Russie et sur l’île de Sakhaline sur la péninsule du Kamtchatka et sur les îles Kouriles.

Le loup d’Hokkaido a disparu pendant la restauration de Meiji durant la seconde moitié du XIXe siècle. Considéré comme une menace pour l’élevage, ce loup fut massacré par un système de primes pour chaque loup tué ainsi que par une campagne d’extermination chimique directe. Il a était déclaré officiellement éteint en 1889.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup