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Entre grizzlys et loups

4 septembre 2008

Le grand canyon du parc national de Yellowstone offre une vue spectaculaire, tôt le matin. Nous y cherchons des loups, plus précisément ceux qui sont venus de l’Alberta et de la Colombie-Britannique en 1995 et en 1996 pour rebâtir l’écosystème de la région.
Le guide de notre groupe, George Bumann, est un grand connaisseur des loups. « Cherchez du mouvement. » Sa passion est contagieuse. « N’oubliez pas d’écouter », ajoute-t-il.
Le soleil commence à se lever, et le vent siffle dans nos oreilles. On voit des écureuils se promener. Les corbeaux sont particulièrement bruyants.
Soudain, un énorme grizzly apparaît. La bête est assez loin de nous pour qu’on se sente en sécurité, mais assez proche pour la voir et l’entendre manger sa proie. Quelques instants plus tard, un loup avance prudemment dans la « cuisine » de l’ours. « Attendez-vous à de l’action », commente un membre de notre groupe.

La parité

Avec le huard presque à parité avec le dollar américain, on peut se rendre dans le parc national de Yellowstone à un coût raisonnable.
Avec ses 2,2 millions d’acres de faune naturelle, les safaris au style nord-américain que nous offre ce parc sont splendides.
Nous avons passé trois nuits à Yellowstone et nous avons eu la chance de voir des coyotes, des cerfs, des loups, des ours, des orignaux, des aigles, et j’en passe.
Cette région protégée, qui recoupe les états du Wyoming, du Montana et de l’Idaho, a été généreusement donnée par Ulysses S. Grant en 1872 afin de créer le premier parc national du monde.

L’arrivée des loups

Vers la fin des années 1990, les chevreuils et autres herbivores étaient tellement nombreux qu’ils détruisaient l’habitat des espèces les plus vulnérables. La solution a été de modifier l’écosystème. On a donc fait venir 41 loups de l’Ouest canadien, afin de rétablir un contrôle du nombre de mammifères.
Absents du parc national depuis 1926, les loups ont complètement transformé l’allure du parc. Depuis 1996, le nombre de loups est monté à 170, avec plus d’une dizaine de meutes qui circulent dans le parc.
« C’est le plus grand écosystème tempéré du monde, et on peut remercier les loups canadiens pour ça », s’exclame George Bumann.
Yellowstone est également un des endroits les plus accessibles pour observer les animaux, surtout l’hiver. Les geysers, surtout Old Faithful, entrent en éruption sporadiquement pour quelques minutes à chaque heure.
Un des enfants dans notre groupe a demandé « s’ils allaient rallumer les geysers bientôt », et j’ai compris ce qu’il voulait dire.
À une époque pas si lointaine, les visiteurs du site pouvaient réchauffer ou même cuire leurs repas près des thermes, qui pouvaient atteindre des chaleurs de 93 °C. Hélas, les temps changent, et on doit maintenant faire une randonnée autour du West Thumb Geyser Basin pour pouvoir observer de tels sites.
Après les thermes et les geysers, on a la chance de voir le plus beau lac du monde : Yellowstone. Il est le plus grand lac d’au moins 2 000 mètres au-dessus de la mer en Amérique du Nord.

Rencontre avec un grizzly

Entre les randonnées et les vues épiques, je me demande ce qui arrive aux loups lorsqu’ils voient des grizzlys.
On m’a dit que le loup que j’avais vu ce matin-là est reparti sans se battre avec l’ours.
« On voit quelque chose de différent tous les jours ici, explique George Bumann. Il y a quelque chose de sacré. La majorité des gens ne verront jamais ce qu’on voit, sauf dans un documentaire à la télé. »

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1 commentaire.

  • domi 6 septembre 2008 at 20 h 54 min

    amitié

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