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Loups pistés

4 octobre 2006

UNE PREMIÈRE EN FRANCE : Des colliers posés sur le grand canidé

Un trappeur pour capturer trois loups

D.L.
PARC DU MERCANTOUR Trois loups vont être capturés dans les prochains mois au sein du Parc national du Mercantour, afin d’être équipés de colliers permettant un suivi télémétrique de leurs mode de vie et habitudes alimentaires, une première en France.

Le lancement de cette expérience interviendra à la mi-octobre, avec l’arrivée dans le Mercantour (Alpes du sud) d’un trappeur américain spécialisé dans la capture des loups, l’une des étapes les plus délicates de l’opération.

Un trappeur « pionnier »

Carter Niemeyer, réputé pour avoir joué un rôle pionnier dans la réintroduction et l’étude de ces animaux aux Etats-Unis, effectuera un séjour de trois semaines pour former une équipe française au piégeage du prédateur.
«Nous espérons pouvoir les capturer d’ici fin avril, mais ce n’est pas gagné», reconnaît Benoît Lequette, chef du service étude et gestion du patrimoine au Parc national du Mercantour.
Entre vingt et trente loups passent l’hiver dans les montagnes du Mercantour, où le prédateur a fait sa réapparition il y a une dizaine d’années.

Un lacet à la patte

«L’être humain est présent jusque dans la zone centrale du Parc du Mercantour: ça rend le loup plus méfiant et le piégeage plus délicat que dans les grands espaces américains déserts», poursuit-il.
Les scientifiques français tenteront leur chance avec la seule technique de capture homologuée en Europe: un lacet prenant l’animal à la patte. Aux Etats-Unis, des mâchoires souples, conçues pour ne pas blesser l’animal, sont utilisées pour le piéger. La méthode est généralement jugée plus efficace.
Une fois attrapés, les loups seront équipés, selon leur poids, de matériel VHS, avec transmission de données par ondes hertziennes, ou GPS, avec transmission des informations par satellite via un téléphone GSM.

Un cadre strictement scientifique

L’expérience, qui associe le ministère de l’Environnement, le Parc national du Mercantour et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), s’inscrit dans le cadre d’une étude lancée en 2001 pour évaluer les conséquences de la présence du loup sur les ongulés sauvages – cerfs, chamois, chevreuils, mouflons. Parmi ces derniers, une quarantaine d’individus sont déjà équipés de colliers émetteurs destinés à renseigner les scientifiques. Les associations de défense de l’environnement n’ont pas tardé à faire connaître leurs réserves: «Est-ce qu’au-delà de la bonne foi des scientifiques, l’opération ne servira pas à « marquer » des loups pour le jour où il sera décidé d’en éliminer de nouveau?», craint la fédération France nature environnement (FNE), interrogée par l’AFP, tout comme l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas).
«Aucun risque», affirment le parc du Mercantour et l’ONCFS, «le cadre de l’étude reste strictement scientifique».

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3 Commentaires.

  • domi 5 octobre 2006 at 15 h 47 min

    Malheureusement, je crains que l’opération serve à pouvoir éliminer à nouveau des loups dès qu’ils le décideront, tracés ces loups seront plus faciles à abattre c’est vraiment nul. Cordialement

  • Le Klan du Loup 5 octobre 2006 at 21 h 53 min

    L’ONCFS certifie que non mais avec Nelly OLIN, le ministre exterminateur de loup, nous ne pouvons être sûr de rien…Salutations lupines.Le Klan du Loup

  • Loups pistés (suite) - Site officiel de l'association Le Klan du LoupLe Klan du Loup 29 mai 2017 at 11 h 56 min

    […] Voir notre précédent article sur le sujet, ici […]

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