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Il y a des louveteaux dans les Vosges

1 septembre 2013

Décidément, le loup fait énormément parler de lui ces derniers jours. Surtout dans le massif vosgien.

Pas plus tard qu’en milieu de semaine [semaine 35], le préfet des Vosges Gilbert Payet nous annonçait que les comptages « par hurlements » menés dans le massif n’avaient pas permis de relever la présence de louveteaux. Si l’ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) n’a rien détecté jusqu’à cette annonce du représentant de l’Etat, les événements se sont ensuite accélérés. En effet, dans la nuit du 29 au 30 août, « des hurlements caractéristiques de louveteaux ont été entendus dans la zone de présence permanente des hautes-Vosges, dans le département du Haut-Rhin » d’après un communiqué de la préfecture des Vosges. Mais à l’heure actuelle, le nombre précis de louveteaux ne peut pas être clairement précisé.

« 60 % de mortalité au cours des six premiers mois »

Autant dire que l’information inquiète de nombreux éleveurs de moutons du secteur. « C’est la plus mauvaise nouvelle de l’été » lâche l’éleveur bressaud Jean-Yves Poirot. Cette année, quatorze de ses brebis ont été victimes de prédations. Et à l’annonce de cette portée, l’homme anticipe sur des prochaines années bien plus meurtrières, et pas que dans le milieu ovin. « Désormais, les moutons ne seront pas les seuls concernés. Car toutes les bêtes pourront être victimes du loup » déclare Jean-Yves Poirot qui, dès le mois de novembre dernier, annonçait des reproductions à partir de 2013. « Cela veut dire que les éleveurs ne sont pas si idiots que cela » ironise-t-il amèrement.

Durant toute la journée d’hier, l’éleveur bressaud a été assailli par de nombreux coups de fil de collègues qui en appellent dorénavant à une mobilisation massive afin de faire évoluer la situation, notamment au niveau préfectoral.

Du côté des associations environnementales, l’information confirme que « le loup est désormais installé de façon durable sur le massif » avoue Anthony Kohler animateur au sein du FERUS (association militant pour la sauvegarde du lynx, de l’ours et du loup).

La progéniture volera de ses propres ailes

Pour ce dernier, le renforcement des moyens de protection est encore plus d’actualité. L’accessibilité à certains systèmes encore trop peu présents dans les Vosges, comme le chien Patou, est devenue cruciale, même si pour l’heure il est encore difficile de connaître l’évolution à court terme du canidé dans les Vosges : « Ces louveteaux seraient nés aux alentours du mois de mai. Une portée donne en moyenne trois à quatre louveteaux, sachant que le taux de mortalité est de 60 % au cours des six premiers mois (maladies, faiblesses physiques de certains jeunes…). En général, un ou deux loups arrivent à l’âge adulte » affirme Anthony Kohler qui s’interroge également sur une autre problématique impossible à anticiper : ces louveteaux resteront-ils plus tard aux côtés de leurs parents ou vont-ils se disperser ? Apparemment, seul l’avenir nous le dira…

Source : Vosges matin


La naissance de ces louveteaux est une chance pour la biodiversité dans le massif vosgien.

Néanmoins, du fait du fort taux de mortalité des jeunes loups, du braconnage et du Plan Loup 2013-2017, l’installation de Canis lupus italicus dans les Vosges est loin d’être durable.

association Le Klan du Loup

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