Ethologie lupine, Le Blog

Les naissances chez le loup

8 mai 2014

Les naissances

Et oui, c’est la période des naissances, nos petits loups arrivent pour découvrir le jour, comme une belle et grande image.
Chez la louve, la gestation dure 63 jours en moyenne, la période des naissances se situant donc fin avril début mai. Une semaine avant l’arrivée des petits, la louve gestante s’arrache les poils du ventre et en tapisse sa tanière. Elle dénude ainsi sa mamelle et rend accessible ses trayons pour la tétée.

Durant la mise bas

La louve se couche sur le flanc dans la tanière, et appuie les postérieurs et son dos contre la paroi de sa couche pendant les contractions utérines. Le comportement des loups du groupe change, ils deviennent plus placides que d’habitude, plus prudents, ils se déplacent plus lentement. Ils restent éloignés de la tanière défendue par le mâle alpha, qui lui-même ne s’approche pas trop près également, au risque de se faire rejeter de manière agressive par la femelle. Une portée compte généralement de deux à huit louveteaux (6 en moyenne).

Après la mise bas

La louve reste dans la tanière pour s’occuper de ses petits pendant 6 à 8 semaines, durant lesquelles elle est nourrie par les autres membres de la meute (notamment par le mâle alpha) par régurgitation. Durant les deux premières semaines, elle pratique de manière intense et fréquente des massages anaux et abdominaux sur ses petits, stimulant l’élimination des selles et de l’urine. Elle absorbe les excréments pour maintenir la tanière propre. Au cours des trois premières semaines, elle maintient ses petits à distance des autres membres de la meute et parfois même le père. En cas de danger, elle est capable de transporter les louveteaux vers une autre tanière. Les louveteaux Les petits pèsent entre 300 et 500 g à la naissance et ils sont aveugles, sourds, anosmiques, leur fourrure est sombre, leurs oreilles sont petites et pendantes, leur tête est arrondie, leur nez est retroussé, ils sont incapables de contrôler leur température corporelle et leurs capacités motrices sont limitées à un timide rampement. À deux semaines, les yeux s’ouvrent mais la vision n’est pas fonctionnelle et les louveteaux ne perçoivent pas les formes pendant encore quelques semaines. Les incisives lactéales apparaissent vers 15 jours, permettant aux petits de commencer à se nourrir de petits morceaux de viande régurgités par les adultes ou les subadultes. Ils commencent à se lever, à marcher, à grogner et à mâcher. Ils font leurs premières expériences de hurlement à travers des cris hauts perchés.
Au bout de trois semaines ils commencent à sortir de la tanière, à s’ébattre et jouer près de l’entrée de celle-ci sous la surveillance de leur mère ou d’un autre membre de la meute quand elle part en chasse.
La fourrure adulte commence à pousser au bout d’un mois autour du nez et des yeux. Le corps commence à adopter la conformation adulte avec les pieds et une tête grandissant de manière disproportionnée. Les cris hauts perchés gagnent en puissance. Les combats de dominance et de jeux commencent.
Les loups sauvages rejettent généralement les petits nés malades (malformation notamment), maladifs ou peu vivaces, que les mères peuvent tuer. L’infanticide semble être un comportement naturel, non pathologique. La mortalité des jeunes est élevée 50 % des louveteaux meurent durant les trois premiers mois de vie et 60 % avant l’âge d’un an. La survie des louveteaux après le premier hiver est influencée par la disponibilité des proies.
Sachant que les loups ne se reproduisent qu’une seule fois par an, il est indispensable de préserver cette espèce, tout comme ils essaient de protéger la nôtre qui, « elle », est en surnombre.

Si l’intelligence de l’origine des nombres est une vertu, les loups en ont l’éclat !

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

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