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Nouvelle « Ode à Lupus »

5 mars 2007

Ode à Lupus

Cours, cours, que l’ on ne t’ attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’ on ne t’ abatte car ils n’ ont pas d’égard

Cours d’ ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ ici ou de là-bas où tu subsistais.

De ces montagnes et campagnes,

comme une espérance tu es revenu, après une longue absence.

Les rancunes décrétées des hommes du passé, la haine les avaient accompagnée.

Des perceptions ressenties des fermiers d’aujourd’hui,

cette haine s’est à nouveau installée.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais.


Des anges et démons, tu n’en étais point,

dans ce règne animal, tu étais bien.

Les plans de chasses organisés des préfets; les primes promises et convoitées;

les carcasses tant tiraillées de ceux qui ont tiré

prouvent que tu n’as jamais été toléré.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


D
e jour et de nuit, tu apparaissais; seul à hurler, je te reconnaissais.

Du reflet de la lune dans tes yeux, je m’ émerveillais.

Gibier d’abondance, ils t’ont proclamé!

Tu me rappelais douleur, souffrance telle qu’on l’a imaginée.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’ égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


Emprisonné, tu l’as été, des continents où tu étais maltraité;

ils voulaient t’éradiquer; pourtant ta liberté, tu l’as mérité.

Nature outragée, nature martyrisée, je hurlerais volontiers.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’ égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


La louve que tu as aimée, ils te l’ont enlevée.

Celle que tu as tant aimée, tu ne l’as pas oubliée.

De l’amour à la vie, tes derniers nés respiraient; ils ont été épargnés!

De ces rafles organisées et menées, ils t’ont domestiqué!


Cours, cours, que l’on ne t’attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’ abatte car ils n’ont pas d’ égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


Les affûts et les battues sont-ils toujours du passé?

Vont-ils te laisser te recomposer?

Je ne veux pas te voir blessé; à cor et à cri, je te défendrai.

Des aurores passées, des crépuscules à venir,

je ne souhaite pas te revoir trépasser.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape et ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


Les frères indiens t’avaient remarqué;

Ils te vénéraient, ne t’ont jamais condamné, ils te ressemblaient.

J’ expliquerai aux gens fachés ta fragilité,

te faire connaître, ce sera là mon espoir pour te préserver.

Je leur dirai tes qualités, tes faiblesses ,

ce sera là ma joie, mon lot d’espèrance pour que tu te fasses accepter.


Cours, cours, que l’on ne t’ attrape, ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’ abatte car ils n’ont pas d’égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


Voilà pour toi, je te célèbrerai, je colporterai la vérité, qu’elle ne soit pas dissimulée!

Tu es la bonne santé des espaces boisés,

je sais que ta liberté, il faut la revendiquer,

je sais que ta présence, il faut la considérer.

Aussi je te chanterai, que libre, tu puisses vivre dans nos landes et forêts,

que les légendes véhiculées soient bien enterrées.


Cours, cours, que l’on ne t’attrape et ne prends pas de retard

Cours, cours, que l’on ne t’abatte car ils n’ont pas d’égard

Cours d’ici ou de là-bas où tu existais

Cours d’ici ou de là-bas où tu subsistais.


Quand bien même, tu décid
erais un jour de t’en aller, je compatirais.

Quand bien même, un certain jour, tu déciderais de ne plus revenir, je te respecterais.

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8 Commentaires.

  • marie 5 mars 2007 at 9 h 30 min

    Ce beau poème plairait à notre petite louve de 15 ans, Harmony!
    http://harmony00.unblog.fr
    Belle et douce journée à toi. Marie.

  • ~~ Kri ~~ 5 mars 2007 at 11 h 37 min

    Wouahhh géniale cette nouvelle déco!!
    J’aime beaucoup!

  • DOM 5 mars 2007 at 16 h 17 min

    et bien, quel bel hommage pour nos amis les loups, que les hommes en prennent de la graine !

  • marie 6 mars 2007 at 12 h 23 min

    Merci d’être passé chez Harmony! Marie.

    • Le Klan du Loup 6 mars 2007 at 12 h 36 min

      Son Blog est sympa et cela a été avec plaisir.Que Harmony n’hésite pas à nous rendre visite et à nous dire ce qu’elle pense de nos articles.Salutations lupines.Le Klan du Loup

  • Béa 7 mars 2007 at 6 h 54 min

    Très joli ce poème
    Bisous

  • domi 10 mars 2007 at 11 h 02 min

    Très beau texte merci de le partager avec nous bon week-end amitiés

  • FELINE69 19 mars 2007 at 8 h 21 min

    Une merveille ce texte tout comme nos amis les loups…!
    amities dune feline aussi sauvage que les loups…!!!

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