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Poème loup

4 juin 2006

Halte-là


« Halte-là, méchant loup, je te prends sur le fait,

Tout de sang assoiffé et guignant mes brebis,

Je vais te tuer d’un coup pour punir tes forfaits

Et tous débarrasser de ce qu’il y a de pis ; »

 

« Halte-là beau berger, ta sentence est bien dure,

Retiens fort ton envie de me trouer la peau,

Tu n’as pas épluché la juste procédure,

Fais tonner ton fusil au-dessus de mes os. »

 

« Tu n’as pas bien compris, l’heure ultime a sonné,

Ma justice me va bien, et je prends du plaisir,

Tu es là et bien pris, je vais t’assassiner,

Et l’on ne saura rien du détail de nos dires. »

 

 De braise étaient ses yeux, et d’ivoire ses dents,

Mais face à la gâchette c’était bien dérisoire,

Il fallut du sérieux pour renier l’évident,

Dire après : « comme c’est bête, le coup vint d’ma pétoire… »

 

Pierre MENARD

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3 Commentaires.

  • amandine 11 août 2005 at 9 h 19 min

    Voila, je travaille en étroite collaboration avec Zio qui a son blog qui parle beaucoup de Loups car c’est sa passion je venais ici pour vous dire que vous vous trouvez dans ses liens et vous demandez si vous pouviez faire de même bien qu’en ce moment il n’est plus sa connexion internet et qu’il ne puisse réactualiser son blog comme il le voudrait. Voila merci! Voici l’adresse du blog de Zio http://zio.over-blog.com/
    Bonne continuation!!

  • Nadine 18 octobre 2005 at 1 h 29 min

    LE LOUP ET L AGNEAU

    La raison du plus fort est toujours la meilleure :
    Nous l’allons montrer tout à l’heure.
    Un Agneau se désaltérait
    Dans le courant d’une onde pure.
    Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    Et que la faim en ces lieux attirait.
    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    Dit cet animal plein de rage :
    Tu seras châtié de ta témérité.
    – Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
    Ne se mette pas en colère ;
    Mais plutôt qu’elle considère
    Que je me vas désaltérant
    Dans le courant,
    Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
    Et que par conséquent, en aucune façon,
    Je ne puis troubler sa boisson.
    – Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
    Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
    – Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
    Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
    – Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
    – Je n’en ai point. – C’est donc quelqu’un des tiens :
    Car vous ne m’épargnez guère,
    Vous, vos bergers, et vos chiens.
    On me l’a dit : il faut que je me venge.
    Là-dessus, au fond des forêts
    Le Loup l’emporte, et puis le mange,
    Sans autre forme de procès

    FABLE DE LA FONTAINE

  • Nadine 18 octobre 2005 at 7 h 48 min

    L homme punit le loup sans autre forme de procès lorsqu il mange l agneau mais personne ne punit l homme lorsqu il mange de l agneau lui aussi et d autres animaux!!!

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