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[Suisse] Récidive des anti-loup en Valais

22 août 2007

Le monde touristique prend position contre le loup. Pour Valais Tourisme (Suisse), il est impossible de cohabiter avec le prédateur. L’animal n’aide pas à vendre l’image du canton. Au contraire

Jusqu’à présent, dans la polémique autour du loup, seul Jean-René Fournier a osé clamer haut et fort le rejet de cet animal: le chef du Gouvernement valaisan a affirmé à maintes reprises que «le prédateur n’a pas sa place en Valais». Désormais, d’autres opposants au loup sortent du bois. Aujourd’hui, et pour la première fois officiellement, ce sont les dirigeants de Valais Tourisme qui tiennent le même discours que Jean-René Fournier, quasi mot pour mot. «Pour nous, le loup n’a pas sa place dans nos contrées, souligne ainsi Vincent Bornet, directeur adjoint de Valais Tourisme. Il explique qu’il y a plusieurs raisons à cela. «Tout d’abord, le mode de vie du loup est peu compatible avec le nôtre; il crée des problèmes au niveau agricole et touristique; de plus, nos forêts en Valais sont très petites et l’homme y est très présent. Il est difficile de cohabiter avec cet animal!» ajoute-t-il. Le loup n’est pas vendeur auprès des touristes

Selon l’organisme touristique, le loup n’aide donc pas à vendre l’image d’un canton. Au contraire même. Il peut créer une certaine appréhension des hôtes.

«La sécurité est un atout primordial de notre tourisme: dans un secteur très concurrentiel où les parts de marché sont si difficiles à gagner, voire à conserver, on ne peut pas se permettre de tergiverser sur la sécurité envers nos hôtes, précise Vincent Bornet. Le loup reste un animal et on ne peut en aucun cas garantir sa réaction dans certaines situations.
On ne peut pas affirmer, contrairement aux propos de la secrétaire du WWF Valais , que le prédateur n’attaquera jamais l’homme. Imaginez un instant qu’un champignonneur, accompagné d’un enfant, se retrouve un jour face au loup: on ne sait pas ce qu’il peut se passer!»

Valais Tourisme fustige également les nombreux dégâts causés par le loup sur le gibier sauvage vivant dans le canton. «Ce prédateur s’attaque aux chamois, aux mouflons, etc. Il est tout de même préférable que nos hôtes puissent continuer à admirer de belles espèces, non?» conclut le directeur adjoint de Valais Tourisme.
loup-mort-suisse

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1 commentaire.

  • KIBA 28 août 2007 at 23 h 02 min

    Salut je protege aussi les loup donc si vous prneze mon adresse se serai top merci ciao

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