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En Sibérie, Nicolas Vanier danse avec les loups

1 septembre 2008
Ce sont des grands espaces avec les derniers éleveurs de rennes nomades de la planète, des loups qui se cachent, des ours, des aigles, des lynx. Mais aussi des points de vue panoramiques, des lacs qui servent de miroir au ciel et des nuages qui tutoient des massifs à l’apparence lunaire. Un décor à vous couper le souffle… Tout ce qu’adore l’aventurier écolo Nicolas Vanier, auteur du film « le Dernier Trappeur » qui avait conquis 2,3 millions de rêveurs en 2004.
« Sympa comme endroit, non ? On est quand même mieux que sur le périph », sourit le globe-trotteur.
C’est donc là, en Sibérie orientale, en plein coeur de la toundra, que le réalisateur a posé, l’hiver dernier et cet été, ses caméras pour mettre au monde « Loup », prévu en salles fin 2009. Bienvenue en République autonome de Yakoutie, membre de l’immense fédération de Russie. Ce territoire sept fois plus grand que la France abrite un petit million de courageux. Pour les besoins de la fiction, un campement a vu le jour à 700 km de Iakoutsk, la capitale de la région, et 250 km de Khandyga, l’ultime petite ville. Pour le rejoindre depuis Paris, il faut monter dans trois avions avant de prendre place à bord d’un Ouaze, « le Combi Volkswagen russe ». En route, alors, pour cinq heures de secousses sur une piste caillouteuse avec traversée de gués, certains ponts s’étant effondrés durant la débâcle du printemps. Si le mercure est descendu jusqu’à – 55° C en janvier, rendant les conditions de tournage dantesques, il affiche un étonnant + 20° C en cette mi-août. Durant quinze semaines, Nicolas Vanier a travaillé main dans la main avec la tribu évène qui a accepté, avec fierté, d’être sous les feux des projecteurs. Ces cousins des Mongols, dont le mode de vie est menacé par les bouleversements climatiques, ont ouvert leurs tentes, mis à disposition des objectifs leurs hardes de rennes, cueilli champignons et myrtilles pour la tambouille et joué le rôle de figurants. Les « babouchkas » (grands-mères) ont fabriqué de longues bottes en cuir de renne. Les messieurs, eux, ont égorgé et dépecé le transporteur officiel du Père Noël quand le scénario l’imposait. Lors de l’ultime clap ce week-end, ces adeptes du chamanisme, qui font de leur harmonie avec la nature une religion, s’en retourneront dans leurs montagnes. Avec des centaines de clichés-souvenirs dans leurs appareils photos numériques flambant neufs achetés… grâce à leurs cachets inespérés.

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1 commentaire.

  • domi 1 septembre 2008 at 21 h 02 min

    bonne soirée amitié

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