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[Suisse] L’Etat soutient les éleveurs de moutons

5 février 2009

Le loup a tenu une large place dans les discussions qui ont eu lieu lors de la treizième assemblée générale de l’Association des éleveurs ovins et caprins du Valais romand (AEOC).

Vers la fin de l’été, un autre spécimen a également fait son apparition entre le val d’Hérens et le val de Bagnes, faisant lui aussi son lot de victimes. Florian Volluz, président de l’AEOC, note un certain découragement parmi les éleveurs et relève que certains ont désormais renoncé à alper leurs bêtes. Une interlocutrice a été nommée pour les questions liées au loup

Certaines attaques ont mis en lumière le fait que les mesures de précautions prises, soit la présence d’un berger avec un chien de troupeau et la mise en place de clôtures, ne garantissent pas totalement la sécurité des moutons. Pour certains participants, ce n’est qu’un début. Pour l’instant, seuls quelques prédateurs isolés ont été observés. Lorsque des meutes entières coloniseront les alpages, les pertes seront alors beaucoup plus importantes, quelles que soient les mesures de prévention prises. Pour les éleveurs présents, des mesures de communication devraient être prises pour revaloriser le travail accompli par les moutonniers et sensibiliser le public aux problèmes auxquels ils doivent faire face.
Pour aider les éleveurs d’ovins et de caprins, le Service de l’agriculture de l’Etat du Valais a nommé récemment une biologiste, Christine Cavalera, comme répondante pour toutes les questions relatives aux grands prédateurs. Christine Cavalera regrette que le canton du Valais n’ait pas été entendu par les instances de la Confédération lors de la mise en place du «Concept loup». Son service est convaincu de l’utilité du pastoralisme qui permet notamment de maintenir une barrière contre la progression des forêts et participe utilement à la biodiversité. L’exigüité du territoire valaisan permet difficilement, selon la biologiste, la cohabitation du loup avec des activités pastorales. Elle demande aux éleveurs de faire une liste exhaustive des frais directs et indirects dus au retour de ce prédateur. Le Service de l’agriculture du canton s’engage à rembourser les frais de prévention. L’indemnisation des bêtes perdues devrait logiquement être prise en charge par les promoteurs du loup.

Questions sanitaires

Autre invité de l’AEOC, le vétérinaire cantonal, Jérôme Barras, a informé les éleveurs de l’avancement du plan de lutte contre la maladie de la langue bleue. En 2008, 37 exploitations ont été touchées par cette épizootie en Suisse. A fin 2008, les 55% du cheptel ovin et bovin ont été vaccinés. Pour obtenir une couverture suffisante contre ce virus, les spécialistes estiment que 80% des bêtes doivent être immunisés.
Un plan de vaccination qui devrait permettre d’atteindre cette couverture sera lancé dès le printemps 2009. Pour les ovins, cela signifie que chaque bête de plus de trois mois sera vaccinée durant la période de février-mars 2009. Les moutons vaccinés après le 15 octobre 2008 sont exemptés. L’Office vétérinaire cantonal souhaite également s’engager auprès des éleveurs intéressés par un plan d’assainissement du piétin. Cette maladie qui touche fréquemment les moutons n’est pas considérée comme une épizootie. La lutte s’organise donc sur la base du volontariat de groupe d’éleveurs ou d’alpages.
Plusieurs alpages haut-valaisans ont débuté un tel programme durant l’été 2008. Pour le vétérinaire cantonal, le plan d’assainissement du piétin proposé, qui s’étend sur trois ans, est efficace et bon marché. Il repose principalement sur de bonnes pratiques et ne nécessite pas de médicaments. Le canton offre son aide logistique et financière.
Pour répondre aux interrogations de certains éleveurs, l’Office vétérinaire cantonal a également élaboré une série d’exigences minimales pour la détention prolongée en plein air des moutons durant l’hiver.

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