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Sursis pour le loup en Isère

6 août 2014

L’arrêté de la préfecture de l’Isère qui allait en ce sens a été suspendu par le tribunal administratif de Grenoble. Cet arrêté de la préfecture de l’Isère avait autorisé l’abattage d’un loup dans le sud du département après plusieurs attaques de troupeaux ; il a été suspendu par le tribunal administratif de Grenoble, a-t-on appris lundi 4 août [2014] auprès de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS).

Dans un jugement rendu vendredi 1er août dont l’AFP a obtenu copie, le tribunal a justifié sa décision en citant notamment « l’absence de mise en place de mesures effectives de protection du troupeau » pour une attaque survenue le 2 juillet, et remettant en cause « la cohérence du territoire retenu » par le préfet dans l’arrêté du 11 juillet. « Un seul loup a été identifié sur ce périmètre, des attaques ont été recensées sur seulement cinq des 12 communes retenues, et ce territoire comprend des zones où le prédateur n’est même pas encore installé ! », a rapporté lundi l’ASPAS dans un communiqué.

BOUFFÉE D’OXYGÈNE. Cette décision est une bouffée d’oxygène pour les défenseurs du loup en France, dont la situation s’est précarisée ces dernières années. Dans un récent entretien à Sciences et Avenir, la directrice adjointe en charge de la biodiversité au WWF, Christine Sourd, s’inquiétait d’une « forme de dérive du système, qui va à la chasse au loup sans le dire ».

Le préfet de l’Isère Richard Samuel avait annoncé le 15 juillet 2014 avoir ordonné une opération de tir de prélèvement, valable jusqu’au 11 août. La décision avait été prise après une série d’attaques de troupeaux depuis 2011 dans une douzaine de communes du massif du Taillefer, « dans la mesure où les troupeaux demeurent dans des conditions où ils sont exposés à la prédation du loup ». Cette autorisation intervenait après le constat, dans le massif, de sept attaques de loup en 2011, six en 2012, sept en 2013 et une dans la nuit du 2 au 3 juillet 2014 ayant entraîné le dérochement et la mort de 364 brebis et agneaux malgré la mise en place de mesures de protection des troupeaux, avait précisé le préfet.

« INACTION ». « L’État continue de masquer son inaction face à une filière ovine en crise, en se servant du loup comme bouc émissaire (…) La destruction d’un loup ne calmera pas les éleveurs excédés par cette situation », dit l’ASPAS. La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal avait annoncé fin juin son intention de « mieux protéger les éleveurs » en facilitant les tirs contre les loups. Le plafond national de 24 loups pouvant être abattus en 12 mois peut être porté à 36 « si le seuil de 24 est atteint en cours d’année ». L’Assemblée nationale s’est prononcée en ce sens lors d’un vote à la mi-juillet 2014.

Source : Sciences et Avenir


L’association Le Klan du Loup remercie une nouvelle fois l’ASPAS pour ses actions en justice !

Quant au WWF France, il est trop tard pour « crier au loup » sachant que cette ONG a cautionné (avec FERUS et la FNE) le Plan Loup 2013-2017 qui autorise les tirs à tuer le loup…

Pour le Klan du Loup, c’est 100% Loup, 0 tir à tuer !

association Le Klan du Loupsursis-pour-loup-isere

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1 commentaire.

  • rouland 17 août 2014 at 15 h 36 min

    L’indemnisation des bêtes tués est avant tout une possibilité, mais seulement si le pouvoir de l’argent ne provoque pas en la personne concernée un espèce d’ulcère ou je ne sais quoi. Car à mon avis la santé et l’émotion est avant tout une priorité, surtout pas l’argent ce qui n’est pas le cas de nos jours.

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