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Les tueurs de loup au tribunal (suite et fin)

26 avril 2006
TRIBUNAL DE CHAMBÉRY : IL AVAIT TUÉ UN LOUP EN JUILLET

Le berger a été relaxé

Jacques LELEU/DL
Le tribunal de justice de Chambéry a rendu hier sa décision devant une salle vide, à l’exception de quatre journalistes.Le tribunal de justice de Chambéry a rendu hier sa décision devant une salle vide, à l’exception de quatre journalistes. Rien à voir avec la mobilisation du lundi 10 avril, où plus de 500 manifestants venus de toutes les Alpes avaient occupé la place du palais de justice après avoir paralysé la circulation sur la voie rapide pendant plusieurs heures. Denis Dupérier a été relaxé et son frère Pierre a été condamné à 800 € avec sursis. Le premier avait tué un loup d’un coup de carabine le 1er juillet 2005 sur l’alpage du Margériaz, dans les Bauges, avant d’affirmer aux gendarmes qu’il avait cru abattre un chien menaçant son troupeau. Pierre Dupérier, maire de Jarsy, avait ensuite déposé la dépouille de l’animal devant la maison faune-flore d’Ecole-en-Bauges. L’un était poursuivi pour destruction et l’autre pour transport d’un animal appartenant à une espèce protégée. L’affaire avait provoqué une vive polémique, tant chez les éleveurs que chez les défenseurs de l’environnement, du fait que le loup n’est pas officiellement installé dans les Bauges.
Cette décision de justice est intervenue à la veille de la visite que doit effectuer le préfet de Savoie en Haute-Maurienne, l’une des zones les plus touchées par les attaques de troupeaux.
Il doit rencontrer plusieurs éleveurs et faire le point sur l’importance et l’efficacité des aides apportées par l’État pour protéger les élevages.Le jugement intervient également au moment où les professionnels agricoles se préoccupent de la prochaine saison. Ils redoutent l’augmentation des dommages subis par les troupeaux, sachant que la barre des 100 loups aurait été franchie dans les Alpes, avec un taux de progression évalué à 15 à 20 % par an. La question de la protection et de la régulation va une nouvelle fois se poser, non sans diviser les éleveurs et les naturalistes. A commencer par le débat sur les moyens de limiter le développement de l’espèce.
Pas question de parler de « régulation » pour l’association Férus, qui reconnaît cependant qu’elle n’interviendra pas si le tir est effectué après plusieurs dommages importants sur des troupeaux pour lesquels les mesures de protection n’ont pas été suffi. A l’inverse, le député UMP de Savoie, Michel Bouvard, est toujours aussi remonté contre l’animal. Bien présent lors de manifestation du 10 avril dernier, il avait clamé haut et fort que « les bergers devaient pouvoir se défendre. »


(voir nos articles ici et ici)

La Justice (sic!) française légalise le mépris des lois et l’extermination d’une espèce protégée !
Quelle honte pour notre pays, si prompt à donner des leçons d’écologie.

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