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Les yeux du loup

23 décembre 2013

Quel sentiment exaltant que de regarder vivre cet animal doué en communication, et surtout d’avoir eu la chance de croiser son regard, et quel regard !

Ce regard mystérieux et intense, il vous remet à votre place illico, deux petites lucioles obliques qui vous transpercent et semblent communiquer avec vous.

La vision

La vision frontale du loup est restreinte, mais elle est parfaitement adaptée au repérage des dangers sur de longues distances et à la réalisation des différentes étapes de la chasse, particulièrement dans l’obscurité.

En effet, le champ de vision du loup atteint 250° et ses orbites sont orientés de manière à permettre à la fois une vision binoculaire et périphérique, grand avantage pour chasser dans les milieux ouverts et fermés. Le loup serait vraisemblablement myope, du fait de l’absence de fovea centralis, une petite dépression située centralement derrière la rétine. Au-delà d’une distance de 30-45 mètres, sa vision serait donc floue. Toutefois, le loup distingue les formes et surtout les mouvements. Sa vision binoculaire est moins performante que celle de l’homme par exemple, cela dit, sa vision périphérique est extrêmement précise.

Le loup a des yeux fendus en oblique, pas très larges, avec des pupilles bien rondes, et la couleur de ses iris est le plus souvent jaune fauve, parfois vert ou marron foncé, toujours bleu à la naissance. Ses yeux sont dotés d’une grande proportion de bâtonnets et d’un tapetum lucidum, tapis de cellules situé derrière la rétine et ayant la capacité de réfléchir une faible luminosité. Le loup voit bien dans toutes les conditions lumineuses, mais plus particulièrement au crépuscule et à l’aube.

Sur l’horizon de la rétine de ses yeux, le loup possède une bande visuelle avec une concentration plus importante de photorécepteurs lui procurant une grande acuité visuelle : il peut voir plusieurs objets à la fois sans pour autant focaliser son regard sur un objet particulier. Ainsi, pendant l’attaque d’une proie, il peut maintenir le contact visuel à la fois avec ses partenaires de chasse et avec la proie.

Le loup possède une vision dichromatique qui lui permet de détecter les couleurs aux environs du bleu mais ne lui permet pas de distinguer nettement les couleurs dans le spectre allant du vert au rouge. Cependant, durant ses principales périodes d’activité (aube et crépuscule), sa vision est probablement limitée au noir et blanc.

Sandrine Devienne pour le Klan du Loup

oeil loup Solo Frey photo oeilloupsolofrey_zps223821c1.jpeg

Merci à Solo Frey pour la photographie ©

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1 commentaire.

  • PF 23 février 2015 at 16 h 35 min

    Très intéressant exposé. Etant dans la lecture d’un roman de Michel FOLCO ‘Un loup est un loup’, je voulais comprendre ce que l’auteur décrivait concernant la vision nocturne du loup et le "tapetum lucidum". Merci à vous pour ces explications.
    Pat

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