Industrie animale

L’amour est dans le fossé…

7 septembre 2020

Dans la soirée du dimanche 30 août 2020, et me sachant membre d’une association de protection animale, une personne m’envoie un message m’indiquant que, ce même dimanche matin vers 10h30, un véhicule type 4×4 blanc ayant fait plusieurs allers-retours devant son habitation les jours précédents, était venu déposer ce qui semblait être un sac, dans le lit sec de la rivière s’écoulant à une vingtaine de mètres de chez elle.

Après le départ du véhicule, le témoin se rend sur place et aperçoit ce qui semble être une brebis morte.

Je me suis rendu sur place le lundi 31 août 2020 pour constater de quoi il en retournait.

J’ai découvert effectivement le cadavre d’une brebis éventrée, les organes à l’air avec, semble-t-il, un petit près d’elle. Un crâne était également visible, preuve qu’un autre cadavre plus ancien avait déjà été déposé au même endroit.

L’acte étant illégal et le risque sanitaire bien présent, j’ai pris les photographies nécessaires et me suis rendu au commissariat de police pour y déposer une main courante.
Une brigade sera dépêchée sur place dans les 15 minutes qui suivront.
Le témoin me précisera plus tard qu’une unité de police technique s’est également rendue sur les lieux pour effectuer des prélèvements.

A ce jour, samedi 5 septembre 2020, et bien qu’ayant alerté à plusieurs reprises les autorités sur les risques sanitaires, les cadavres n’ont toujours pas été enlevés…

Nous sommes face à deux problématiques :

  • La première est évidente : nous pouvons juger à quel point le propriétaire aime ses bêtes…
  • La seconde l’est en revanche beaucoup moins : pourquoi ces cadavres, malgré les alertes sur le risque sanitaire, sont-ils toujours sur place ?

Et de m’interroger : pourquoi ‘l’éleveur » n’a-t-il pas fait appel à une entreprise d’équarrissage ? S’agit-il pour lui de faire des « économies » ? S’agit-il d’un élevage non déclaré ?

D’après certains témoins s’étant rendus sur place ce jour là, « il n’y a pas d’élevage ovins dans le coin mais un propriétaire en possède quelques-uns ». Il est vrai que des bovins sont en effet très largement visibles dans les pâturages alentours, mais aucun ovins…
A demi-mots, j’apprends surtout que nous sommes face à un « éleveur », propriétaire de la majeure partie des terres du lieu-dit (et donc influent), maintenant une pression sur ses voisins qui préfèrent fermer les yeux sur ses pratiques par peur des représailles.
Protégé par ses pairs et, semble-t-il, par certains responsables locaux, c’est sans aucun scrupule et sans le moindre respect pour le Vivant, qu’il « balance » des cadavres d’animaux dans le lit d’une rivière, au mépris de la loi et des normes sanitaires.
D’autres témoins affirment l’avoir vu à la nuit tombée ramasser avec les fourches de son tracteur un cadavre de vache gisant dans l’un de ses prés, et que ce n’était pas la première fois. Cela en dit long sur la qualité des soins apportée à ses animaux.

L’amour est dans le fossé, le fossé de la honte…

Même si on ne peut pas en faire une généralité, il faut être conscient que cela existe et dénoncer ces pratiques. La filière de l’industrie animale est protégée et soutenue par une poignée de politiciens sans scrupules, au détriment du Vivant et des Citoyens !

T.L.

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Charnier de brebis en Saône-et-Loire

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