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Les industriels ovins aiment leurs « bêtes de rente » ; vraiment…?

25 juin 2020
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Camp de concentration de l'industrie ovine (image L214)

A longueur de colonne, dans certains médias régionaux, les industriels ovins viennent verser des larmes de crocodile sur la mort de leurs « bêtes de rente » tuées par le Grand Méchant Loup.

Ces pleureuses professionnelles n’hésitent pas, quand les indemnisations/subventions n’arrivent pas assez vite ou assez grosses, à attaquer des préfectures (qui font portant moult courbettes devant les syndicats agricoles) et à jeter les cadavres de leurs moutons, agneaux et autres brebis un peu partout.

« Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens-là, on n’cause pas monsieur, on n’cause pas, on compte » !


Et puis, il y a le vrai visage de l’industrie ovine. Celui du « pas vu à la télé ». Celui loin des journaleux parisiens ou des bobos néo-ruraux.

Ce visage, c’est celui du fric, de la merde et de la mort.

Alors, lorsque de pseudos ruraux ou de vrais collabos nous qualifient d’extrémistes du loup, nous leurs répondons fièrement « oui, et en plus, nous sommes pour la régulation définitive de l’industrie ovine« .

Nous vous laissons découvrir l’enquête de L214 sur les brebis et les agneaux de la filière Roquefort. Attention ⚠️ Les images sont violentes et peuvent choquer un jeunes public !

association Le Klan du Loup

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Victimes de l'industrie ovine (image L214)

Plus de 500 000 agneaux (1) issus de la filière roquefort sont envoyés à l’abattoir chaque année. L214 diffuse aujourd’hui des images (2) tournées dans l’un des plus gros élevages où sont engraissés ces agneaux, ainsi que dans un abattoir industriel où ils sont abattus. L214 porte plainte pour sévices graves contre l’abattoir, qui avait déjà été épinglé par les services vétérinaires il y a 4 ans (3).

Pour produire le lait qui sera transformé en roquefort, les brebis doivent donner naissance à des agneaux. Chaque année, plus d’un million d’agneaux (4) naissent et seulement un quart d’entre eux (5) sont gardés sur les exploitations pour renouveler le cheptel. Les autres sont envoyés dans des élevages intensifs pour y être engraissés, puis transportés à l’abattoir.

Lire la suite ici

1 Société nationale des groupements techniques vétérinaires, Production et engraissement des agneaux dans le bassin de Roquefort : « 500 000 agneaux mis sur le marché à 14 kg (agneaux de Roquefort) sont plus de 80% sont engraissés dans le département. »
2 Les images de la SARL Grimal ont été tournées fin janvier et début février 2020. Quant aux images de l’abattoir Arcadie Sud-Ouest, elles ont été tournées en février 2020.
3 Rapport d’inspection de la DDCSPP de l’Aveyron. Date de l’inspection du 4 au 7 avril 2016.
4 INRA, Panorama de la production de lait de brebis en France et son évolution depuis 50 ans : « 769 000 brebis constituent le troupeau laitier du Rayon de Roquefort ». Chaque brebis donne naissance à 1 ou 2 agneau chaque année.
5 Cas type présenté par les Chambres d’Agriculture : pourcentage d’agnelles de renouvellement : 24%.

Bienvenue dans le monde de l'horreur mis en place par les industriels ovins !
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Image enquête L214

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