Le Blog, Non à la chasse !

Justice immanente

14 août 2017

La balle pour sanglier ricoche et lui plombe la fesse

Ce ne sont pas des perdreaux de l’année… et pourtant ! Michel et Thierry, deux sexagénaires titulaires du permis de chasse depuis plus de 35 ans, se sont comportés comme des bleus lors d’une battue aux sangliers organisée, en 2016, dans les bois de Saint-Maurice-la-Clouère.

L’un, Michel, avait quitté son poste en descendant du mirador où il était placé pour guetter la sortie du sanglier ; l’autre, Thierry, avait tiré sans respecter l’angle de tir réglementaire.

«  J’avais vu le renard, je savais que le sanglier allait sortir  »

Résultat : un drame évité par miracle ! La balle de calibre 12, tirée par Thierry, avait ricoché. Elle était venue se ficher dans une partie charnue, non vitale, mais fort embarrassante : la fesse du guetteur !

« Si le tir s’était produit à hauteur d’homme, elle lui aurait traversé le corps« , relève le procureur. A la barre du tribunal, les chasseurs font profil bas.
« J’avais vu passer le renard, je savais que le sanglier allait suivre« , explique Thierry. « C’est vrai que je n’aurais pas dû quitter mon poste, reconnaît Michel. On s’est placé tout seuls. Personne n’est venu vérifier notre position. On avait tiré au sort les postes. »

Aujourd’hui [14/08/17], c’est cette légèreté que le procureur dénonce en requérant 200 € d’amende et l’interdiction de chasser : « A la chasse, il y a des règles, des angles, des positions à respecter, liste le procureur. Et ce n’est pas pour le plaisir d’édicter des règles. C’est une question de sécurité. »

Car cette imprudence automnale représente un coût non négligeable pour la collectivité. L’Assurance-maladie réclame en effet plus de 7.000 € pour les soins fessiers. Le tireur va devoir les assumer.

Ce qui dérange le défenseur de Michel, Me Breillat, ce sont les absents. « Ce ne sont pas les deux prévenus qui ont organisé cette battue dans ces conditions-là. Depuis les faits, l’allée a été élargie et quatre nouveaux miradors ont été posés. Il faut relativiser les fautes. Le tireur n’a pas tiré en direction de la victime, c’est un ricochet. »

Depuis, Thierry assure avoir lâché le gros gibier et Michel dit avoir posé définitivement son fusil alors que le procureur avait requis l’interdiction de chasser à leur encontre et 200 € d’amende.

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Voilà le genre de personne à qui le ministère de la Trahison écologique confie la solution de la question Loup en France !

En dehors du coût pour le Vivant, la chasse-loisir a aussi un coût financier pour la société. Jusqu’à quand allons-nous le tolérer…?

association Le Klan du Loup

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Photographie d'illustration

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