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Les réseaux sociaux tuent aussi « dans la vraie vie » (IRL) !

28 octobre 2019

Les réseaux sociaux existent pour « le meilleur et pour le pire », et le pire peut être la mort dans la vraie vie !

Il y a peu, des inconscients (au mieux…) ont eu l’idée lumineuse de faire du buzz autour de la présence d’un « jeune loup » dans une une station de ski des Alpes-Maritimes (06).

Pour celles et ceux qui l’auraient oublié, ou qui débarqueraient d’une autre planète, Canis lupus italicus subit le pire massacre que le gouvernement français puisse faire subir aux espèces protégées. Dans ce biocide, les Alpes-Maritimes se classent parmi le peloton de tête.

Dès que notre association a été alertée par les publications tapageuses, elle a publiée l’article suivant sur Facebook :

keep-secret-secret

Le monde des Bisounours n’existe que sur Facebook !

Il y a peu de temps, des personnes pensant bien faire (?) ont révélé à grand renfort de photographies l’emplacement exacte de ce qu’elles supposent être un “jeune loup”. Les tueurs de loup n’en demandaient pas tant…

En faisant cela, les “idiots utiles” du Plan Loup ont probablement servi sur un plateau d’argent la tête de ce canidé !

Il y a d’un coté la facticité de Facebook et de l’autre la vraie vie sur le terrain. Le monde enchanté des Bisounours n’existe que dans les réseaux sociaux !
Dans la vraie vie, le gouvernement français a déclaré une guerre à mort à Canis lupus italicus, par clientélisme et démagogie envers l’industrie ovine (qui est l’une des branches de l’industrie animale).
Les associations ne sont pas souvent d’accord en entre elle, à part sur le point suivant : on ne divulgue JAMAIS publiquement l’emplacement réel ou supposé d’un “loup” (qui n’en est pas un dans 99,99% des cas…) !

Les premiers qui vont venir “s’occuper” d’un “loup” publiquement signalé sont l’ONCFS ou la Louveterie ou la Brigade Loup ou les chassistes et braconnards.
Il y a déjà eu plus de 100 loups tués cette année. Ne pensez vous pas que cela est suffisant ?

Enfin, posez-vous les questions suivantes :

  • comment suis-je sûr qu’il s’agit d’un loup (Canis lupus italicus) ?
  • ai-je fait une analyse scientifique des traces laissées par le canidé ?
  • n’y a-t-il pas dans le secteur un/des chien(s) qui a/ont été signalé(s) perdu(s) ou errant(s) ?

Les “associations” ne peuvent légalement pas intervenir sur un animal sauvage.
Quant aux actions directes, elles se font loin de la publicité tapageuse des réseaux sociaux.
Une fois que les médias ont été alertés par tout ce ramdam, ils brodent des articles à sensations qui ne servent que les anti-loups et les services de l’Etat.

En anglais, il existe cette très bonne formule : Keep your secret secret !
A nous tous de nous en inspirer…

On ne vous demande pas d’aimer le loup mais seulement de lui foutre la paix !

Mais cela était trop tard : Nice matin a fait le lendemain un article sensationnaliste à souhait, en prenant soin d’alerte l’ONCFS (et donc la Brigade Loup) au passage.

Il va sans dire que les rares chassistes et braconniers qui avaient loupé les publications des pseudos « amis des loups », se sont mis en route pour la traque finale dès la lecture dudit article…

L’association Mouvement Homme, Animal, Nature (MHAN) a immédiatement réagi à la publication de Nice matin, en envoyant le texte suivant :

[…]
Avant d’aller plus loin dans l’attitude à adopter envers cet animal , il serait bon de savoir avec précision si c’est un loup ou un chien.
Pour cela seule une capture avec anesthésie de l’animal et la vérification de son ADN permettrait de faire la différence.
Dans 99% des cas on s’aperçoit que ce n’est pas un loup.

De toute façon, dans un cas comme dans l’autre, on peut décider de soigner ou d’euthanasier, selon la gravité des blessures et ou des souffrances.
Si l’animal est récupérable, comme le font très bien nos amis Italiens, on peut soigner et mettre l’animal dans un refuge ou dans un des nombreux zoos ou parcs français ou étrangers spécialisés, avec un temps de réadaptation pour les soins et pour la vie sauvage.

Cela se fait déjà pour les volatiles en particulier pour les rapaces.
Cela ne c’est peut-être jamais fait pour le loup mais il est peut-être temps de s’occuper de notre vie sauvage, près de chez nous, plutôt que de vouloir donner en permanence des leçons aux autres pays pour protéger davantage leurs tigres ou leurs éléphants.
[…]

Le Klan du Loup partage l’idée de fond du MHAN. Maintenant que l’Homme est intervenu dans le processus naturel de la Vie, tout doit être mis en oeuvre pour sauver le canidé.
S’il s’agit d’un loup, celui-ci doit être confié à nos voisins Italiens qui ont un savoir-faire dans les soins puis la remise dans la nature de Canis lupus italicus.

La France doit impérativement abandonner sa politique d’extermination d’un de ses 3 grands prédateurs. L’ONCFS doit se transformer de « machine à tuer » à brigade de sauvetage de la faune sauvage.

Quand aux doux rêveurs et cyber-activistes de salon qui brassent du vent sur les réseaux sociaux, on ne leur demande pas d’aimer le Loup mais seulement de lui foutre la paix !

Le Klan du Loup

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