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Quand il en faut toujours plus pour l’industrie ovine du 71

10 septembre 2020

Lundi 7 septembre 2020, des représentants de l’industrie ovine ont exposé les cadavres de leurs « bêtes de rente » devant la sous-préfecture de Charolles (71).

Un grand (et macabre) classique de la filière ovine qui a bien compris comment faire pression sur les pouvoirs publics pour obtenir ce qu’elle veut.

Elle réclame ainsi (en plus des subventions indemnisation), sans pour autant se remettre en question, l’arrêt du « massacre », et l’exécution pure et simple de son soi-disant responsable : le loup… toujours invisible pour le moment.

Pourtant certaines évidences sont, elles, bien visibles et doivent être (re)mises en lumière :

Lorsqu’un propriétaire d’animaux (poules, chèvres, brebis, vaches, etc…), s’installe et veut devenir « éleveur », ne devrait-il pas, en tout premier lieu, s’assurer que ceux-ci seront en sécurité et bénéficieront de tout le bien-être nécessaire dans leur (nouvel) environnement ?
En faisant le choix (libre et personnel) d’un tel métier , l’éleveur ne s’engage-t-il pas à respecter les valeurs essentielles et primordiales suivantes : entretenir et protéger son élevage ?

Il semble que certains « éleveurs » d’aujourd’hui ne soient plus ceux d’antan.

S’installent-ils encore par amour du métier et des animaux ? ou ne sont-ils plus que des professionnels de l’exploitation animale, motivés par la seule perspective de générer des profits (et bâclant ainsi les règles élémentaires de protection et de bien-être des animaux) ?
Il est vrai que les « bêtes de rente » de nos industriels ovins ont comme seul horizon, à court et moyen termes, une fin de vie dans un abattoir, au mieux électrocutées avant d’être égorgées…

L’organisme de sélection du mouton charollais apporte un début de réponse en affirmant, d’après France 3 Bourgogne, que « l’indemnisation ne couvre pas tout le travail de sélection effectué parfois sur plusieurs dizaines d’années ». C’est ce travail de sélection qui, rappelons-le, augmente la valeur pécuniaire de l’animal…

Par ailleurs, nous n’entendons à aucun moment les industriels ovins évoquer les moyens de protection qu’ils ont mis en oeuvre pour protéger leurs « bêtes ». Où sont les bergers ? Où sont les aides bergers ? Où sont les chiens de protection ? etc… Nous n’en savons rien et chacun sera en mesure de se faire sa propre opinion.
A noter cependant que France 3 Bourgogne rappelle dans son article du 8 septembre 2020, une évidence que semble avoir oublié nos professionnelles de l’industrie animale : « pour l’instant la seule solution vraiment efficace est de rentrer le cheptel la nuit » ; CQFD.

La Saône-et-Loire ne serait donc qu’une « vache à lait » qu’il faudrait traire jusqu’à la dernière goutte d’argent ?

Mais alors que se passe-t-il lorsque les indemnisations ne suffisent plus ?
Et bien, c’est le Vivant qui trinque… et tant pis pour le prédateur qui passerait par là ; pour lui, c’est la mort !

Pour l’industriel, il n’y à pas de temps à perdre en remises en question, car le temps c’est de l’argent…

association Le Klan du Loup

ps : est-ce autorisé, en France, de jeter des cadavres d’animaux morts sur la voie publique…?

industrie-ovine-charolles-saone-et-loire
Manifestation de 50 (??) industriels ovins devant la sous-préfecture de Charolles (Saône-et-Loire). Capture d’écran 2020-09-10 du site Le Bien Public

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1 commentaire.

  • Reply Dan 14 septembre 2020 at 12 h 03 min

    Effaré par l’amateurisme et la méconnaissance du sujet démontrés à longueur d’articles, celui-ci en étant le parfait exemple. Vous desservez la cause que vous prétendez défendre, à croire que ce ce sont des anti-loups qui ont monté ce site pour jouer les zozos incompétents. Heureusement qu’il a d’autres défenseur plus sérieux, car avec des amis comme vous, canis lupus aurait du souci à se faire (je vais pas passer la modération mais tant pis).

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